«L’engouement pour les traitements amincissants marque un retour en force du culte de la minceur. Plus que jamais, les corps qui s’éloignent de l’idéal «blanc, mince et valide» sont stigmatisés. Cette grossophobie matinée de racisme et de misogynie est alarmante, car elle témoigne d’une dérive de notre société vers l’extrême droite.» On ne saurait être plus clair. Relayant un article de Die Wochenzeitung (WOZ), Courrier international ne mâche pas ses mots en associant le retour des injonctions esthétiques à une droitisation de la société.
De fait, dans son enquête fouillée, la WOZ montre plusieurs liens entre l’arrivée sur le marché, il y a 6 ans, des médicaments coupe-faim, comme l’Ozempic et le Wegovy, et le culte forcené de la sveltesse. «Sur TikTok, les contenus vantant la minceur font un tabac, tandis qu’en Suisse les hospitalisations de mineurs pour troubles alimentaires ont doublé de 2018 à 2025», note l’hebdomadaire zurichois après avoir évoqué le phénomène Ariana Grande, ou comment la star américaine se squelettise à vue d’œil. La situation actuelle est si grave que l’article compare notre époque à l’idéal heroin chic des années 1990-2000, qui devait son nom à «la silhouette émaciée des toxicomanes imitée par les mannequins». Au secours.


6 day_ago
64





















.jpg)






French (CA)