«Zelensky est plus difficile à gérer que Poutine.» Pendant que le président ukrainien multipliait les rendez-vous à Bruxelles, Donald Trump a continué à enfoncer le clou. Dans une interview à la chaîne de télévision Newsmax, il a aussi qualifié de «honte» le fait que Kiev ait repris ses frappes contre des raffineries russes, l’accusant de «faire grimper les prix mondiaux du pétrole». Dans cette nouvelle escalade qui s’insère dans une relation en dents de scie entre les deux dirigeants – Zelensky a accusé de son côté Trump de «trahison» et de se ranger du côté de l’agresseur –, les Européens refusent d’être de simples spectateurs. Mais leur tâche est complexe. Ils doivent se préparer au maximum à faire sans Washington pour soutenir Kiev, tout en veillant à ne pas trop braquer les Américains. Et le retard à rattraper est important.
La situation est «grave», a résumé, vendredi à Bruxelles, Kaja Kallas, en arrivant sur le tapis rouge du bâtiment Europa, pour le deuxième jour du sommet européen. Alors que Donald Trump a mis partiellement ses sanctions contre Moscou entre parenthèses pour passer un «deal énergétique» avec Vladimir Poutine, la cheffe de la diplomatie de l’UE a rappelé que Bruxelles était déterminée à maintenir la pression. Près de 1600 noms russes supplémentaires viennent d’être rajoutés à la «liste noire» de l’UE et le 22e paquet de sanctions contre Moscou est en préparation.


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