NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Tant que le dollar commande, Washington peut présenter ses dettes comme un service rendu au monde.
Le chiffre est tellement énorme qu’il finit presque par ressembler au budget d’un film catastrophe. Sauf qu’ici, les figurants sont les contribuables américains, les épargnants étrangers et tous ceux qui utilisent encore le dollar comme monnaie de réserve.
Une dette multipliée par deux en moins de dix ans
Lorsque Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche en janvier 2017, la dette fédérale s’élevait à 19 950 milliards de dollars. Elle a donc plus que doublé en moins d’une décennie.
La pandémie a fourni une justification idéale à une partie de cette fuite en avant. Mais elle n’explique pas tout. Baisses d’impôts, dépenses militaires, subventions aux entreprises, programmes sociaux sous-financés et déficits permanents ont fait le reste. Le capitalisme américain ne manque jamais d’argent pour sauver les marchés, financer une guerre ou alléger la fiscalité des plus riches. Pour régler la note, en revanche, il retrouve soudain le numéro des classes populaires.

Le Trésor américain double ses rachats d’obligations
Le calendrier ne doit rien au hasard. Alors que les taux à long terme grimpaient à des niveaux inconnus depuis près de vingt ans, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a annoncé le doublement de certains rachats d’obligations arrivant à longue échéance. Leur montant passera de 2 à au moins 4 milliards de dollars par opération pour les titres d’une durée de 10 à 30 ans.
Officiellement, cette opération du Trésor américain doit améliorer la liquidité du marché. En clair, Washington rachète une partie de ses propres titres afin de soutenir leur prix et de calmer les rendements exigés par les investisseurs. Une intervention présentée comme technique, juste au moment où les créanciers demandent davantage d’argent pour continuer à financer l’empire.
Quelques jours auparavant, une vente de 25 milliards de dollars d’obligations à trente ans avait été conclue avec le rendement le plus élevé depuis 2021. La demande étrangère recule, tandis que les acheteurs réclament une meilleure rémunération face à l’inflation, aux déficits et aux émissions massives de nouveaux titres.
Qui finance encore Washington ?
Les investisseurs étrangers possèdent près d’un tiers des titres du Trésor en circulation, mais leur appétit diminue. Les fonds spéculatifs et les acteurs financiers sensibles aux prix prennent progressivement davantage de place. Ces créanciers ne financent pas Washington par patriotisme. Ils veulent un rendement, des garanties et une porte de sortie.
Plus les taux montent, plus les crédits immobiliers, automobiles et professionnels deviennent coûteux. La dette publique finit donc dans les mensualités privées. Maya MacGuineas, présidente du Committee for a Responsible Federal Budget, résume le mécanisme : « Plus nous empruntons, plus nous aggravons l’inflation, comprimons les autres priorités budgétaires et devenons vulnérables aux crises. »
Les intérêts coûtent désormais plus cher que le Pentagone
Le service annuel de la dette atteint environ 1 100 milliards de dollars. Durant l’exercice budgétaire 2025, les intérêts ont dépassé pour la première fois les dépenses du Pentagone. Sur les dix premiers mois de 2026, ils ont également dépassé Medicare, devenant le deuxième poste du budget fédéral derrière les retraites de la Social Security.
Donald Trump affirme pourtant que les États-Unis n’ont aucune raison de s’inquiéter. Interrogé sur la nervosité du marché obligataire, il a répondu : « Je ne le pense pas du tout. Nous avons un pays très puissant. » La puissance consiste donc désormais à emprunter pour payer les intérêts des emprunts précédents, puis à racheter ses propres obligations quand les prêteurs deviennent nerveux.
Le dollar conserve son statut dominant et les obligations américaines restent incontournables. Cela permet à Washington de repousser l’échéance et d’exporter une partie de ses déséquilibres. Mais les 40 000 milliards rappellent une règle assez simple : même un empire capable de fabriquer la monnaie mondiale ne peut pas éternellement fabriquer la confiance qui va avec.


1 week_ago
79





















.jpg)






French (CA)