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Un simple métal pourrait-il jouer un rôle dans la prévention, voire le traitement, de l'Alzheimer? L'idée peut surprendre, mais elle commence à faire parler d'elle au sein de la communauté scientifique. Le mois prochain, un essai clinique sera lancé à l'université Johns Hopkins, dans le Maryland, aux États-Unis. Objectif: tester les effets de l'orotate de lithium –une forme de sel de lithium– sur des patients atteints d'Alzheimer. Une première mondiale, rappelle New Scientist.
Cette initiative fait écho aux recherches publiées en 2025 par des scientifiques de l'université Harvard. Chez des souris modèles de la maladie d'Alzheimer, les chercheurs ont montré que le lithium pouvait inverser certains déficits de mémoire. Ils ont également constaté que les concentrations de ce métal dans le cerveau des patients décédés de la maladie étaient plus faibles que chez les autres. En avril, une autre étude a mis en lumière le lien entre le taux de lithium dans l'eau potable et la démence: plus l'or bleu est pauvre en métal, plus les risques sont élevés.
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Mais attention à ne pas mettre la charrue avant les bœufs: ces résultats ne démontrent pas qu'une carence en lithium provoque la démence. Mais ils ont le mérite d'interroger.
Élément métallique le plus léger, le lithium se trouve naturellement dans les roches. Composant essentiel des batteries, il constitue également un puissant allié en psychiatrie, notamment pour le traitement des troubles bipolaires. Son histoire médicale est d'ailleurs plus ancienne qu'on pourrait le croire. Dans les années 1920, la boisson 7 Up alliait citron vert et citron contenant du lithium. Sa principale vertu: lutter contre la gueule de bois et redonner de l'énergie. Certains suggèrent que le 7 faisait même référence à la masse atomique de l'élément chimique.
Effets positifs sur les animaux
Une question subsiste: comment l'orotate de lithium peut-il agir sur le cerveau? Les plaques amyloïdes, c'est-à-dire les amas de protéines anormaux formés dans le cerveau des personnes atteintes d'Alzheimer, captent plus difficilement le métal, le laissant atteindre les parties saines de l'encéphale. Le lithium peut inhiber une enzyme appelée glycogène synthase kinase-3 bêta, ce qui réduit l'accumulation des plaques amyloïdes et régule l'inflammation, selon plusieurs études menées sur des animaux.
Ces résultats vont-ils pour autant convaincre les consommateurs? Certains y croient au point d'en faire un business. Des compléments alimentaires à base d'orotate de lithium sont déjà disponibles à la vente. Histoire de prendre les devants sur la maladie.
Les chercheurs appellent toutefois à la prudence: une consommation excessive de lithium peut entraîner des tremblements, des nausées et des maux de tête, voire même des effets toxiques au niveau des reins et de la thyroïde. Les souris testées en laboratoire ont reçu des microdoses de l'élément chimique et les résultats ont été probants. Tout laisse donc penser que l'homme pourrait se contenter de quelques gélules. En attendant, mieux vaut laisser le lithium aux chercheurs et attendre les résultats du prochain essai clinique sur des patients. Il est encore trop tôt pour adapter son régime alimentaire!





























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