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70 %, puis 60 %, bientôt 40 % ? En matière de soins dentaires, le remboursement suit une pente parfaitement régulière.
Le décret n° 2026-809, signé par le Premier ministre Sébastien Lecornu sur rapport de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, change les règles du ticket modérateur, c’est-à-dire la part qui n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie.
De 60 % remboursés aujourd’hui à seulement 40-50 % demain
Le changement tient en quelques chiffres. L’article R. 160-5 du code de la sécurité sociale prévoyait jusqu’ici, pour les actes concernés, une participation de l’assuré comprise entre 35 et 45 %. Le décret remplace ces deux bornes par 50 et 60 %.
Autrement dit, la part couverte par l’Assurance maladie pourra être ramenée entre 40 et 50 % de la base de remboursement. Le décret ne fixe pas lui-même le taux définitif à 40 % : il impose désormais une nouvelle fourchette dans laquelle celui-ci devra être déterminé.
Pour mesurer le chemin parcouru, rappelons qu’avant octobre 2023, les soins dentaires courants étaient généralement remboursés à 70 % par l’Assurance maladie. Depuis le 15 octobre 2023, ce taux est passé à 60 %. Trois ans plus tard, nouvelle étape : il ne pourra plus dépasser 50 % pour les actes visés par le nouveau dispositif.
🚨 Nouveau coup porté au pouvoir d’achat des Français.
Sebastien Lecornu vient de publier un décret relevant le ticket modérateur sur les soins dentaires à 50 % dès le 1er janvier 2027 (avec possibilité d’aller jusqu’à 60 %).
Il était encore à 30 % en 2023 !
Un transfert de…
— 🇫🇷 Patrice Cali – UPR (@PatriceCali) August 24, 2026
Les mutuelles priées de sortir le portefeuille
Le gouvernement ne s’en cache d’ailleurs pas. Dans la présentation officielle du décret, il explique vouloir modifier la répartition des dépenses en « renforçant la contribution des organismes complémentaires ».
La mécanique est simple. Ce que l’Assurance maladie ne paie plus doit être réglé soit par la complémentaire santé, lorsque le contrat le prévoit, soit par l’assuré. L’Assurance maladie rappelle elle-même que les mutuelles peuvent couvrir tout ou partie du ticket modérateur.
Évidemment, les complémentaires ne disposent pas d’une fabrique clandestine de billets dans leur cave. Une augmentation des dépenses peut finir dans les cotisations. Les professionnels du secteur alertaient déjà sur ce risque lorsque le projet gouvernemental avait été dévoilé en juillet.
Des exceptions sont maintenues
Tout ne passe cependant pas, du moins pour le moment, sous le rabot. Le décret maintient une prise en charge à 100 % pour les soins liés aux affections de longue durée concernés. Pour les adhérents à une mutuelle, le panier dentaire « 100 % santé » reste également protégé.
Les rendez-vous préventifs « M’T dents » destinés aux 3-24 ans conservent leur absence de reste à charge. Le gouvernement précise aussi que la réforme ne doit pas créer de reste à charge supplémentaire pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire.
Pour les autres, la philosophie est désormais parfaitement lisible : après avoir ramené le remboursement dentaire de 70 à 60 %, l’État organise une nouvelle réduction de sa part. Les dents restent les mêmes. Le portefeuille, lui, devra s’adapter.


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