Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Vivre sans voiture à Windsor, un parcours semé d’embûches

1 week_ago 13

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

À Windsor, berceau de l'industrie automobile canadienne, les personnes qui se déplacent à pied, à vélo ou en transport en commun disent devoir composer avec des infrastructures insuffisantes, un sentiment d'insécurité et des déplacements plus compliqués que dans bien d'autres villes canadiennes.

Selon des données du recensement de 2021, seulement 5,3 % des résidents de Windsor utilisaient les transports durables pour se rendre au travail, contre 11,9 % à London, 16,2 % à Kingston, ou encore 10,7 % à Guelph. La moyenne est de 14 % en Ontario.

Pour les organismes qui militent en faveur d'une mobilité plus diversifiée, cette réalité reflète des décennies d'aménagement axé sur l'automobile. La Ville de Windsor reconnaît que son développement a longtemps été pensé autour de la voiture, tout en affirmant avoir entrepris des changements pour améliorer les options de déplacement.

Un système qui pousse vers l'automobile

L'organisme Activate Transit Windsor Essex milite depuis plusieurs années pour un réseau de transport plus accessible dans la région.

Aujourd'hui, je ne pense pas que les services répondent aux besoins des résidents, affirme Gabriel Ciavaglia, membre de l'organisme. Il reconnaît que la Ville a apporté certaines améliorations, notamment avec l'ajout de lignes express d'autobus, mais estime que les investissements demeurent insuffisants.

Selon lui, cette situation a des conséquences concrètes. Des membres nous ont raconté avoir perdu des possibilités d'emploi ou ne pas avoir été embauchés parce qu'ils dépendaient de Transit Windsor, donne-t-il comme exemple.

Les personnes qui utilisent le vélo ou le transport en commun devraient avoir le même accès à l'emploi, aux activités sociales et à leur famille que quelqu'un qui possède une voiture.

Des rues créées pour les autos

À Windsor Bike Kitchen, un organisme communautaire qui répare et vend des vélos, en plus d’encourager la population à pédaler, le constat est similaire.

Une difficulté majeure, c'est le manque de pistes cyclables séparées, explique la coordonnatrice des programmes et de l'éducation, Zoe Beaulieu.

Zoe Beaulieu au Windsor Bike Kitchen.

Selon Zoe Beaulieu, les voies peintes au sol ne suffisent pas à rassurer les cyclistes.

Photo : Radio-Canada / Camille Cottais

Les rues sont vraiment créées pour les autos. Ça ne donne pas la chance aux cyclistes de se sentir en sécurité.

L'étudiante à l'Université de Windsor estime que les infrastructures protégées démontrent pourtant leur efficacité. Quand on a cette option, les gens vont l'utiliser, dit-elle en citant la piste Riverfront, le sentier Herb Gray et la piste Ganatchio, qui attirent selon elle de nombreux usagers, car ils sont séparés de la circulation automobile.

De la peinture ne va pas sauver ma vie

Martin Hoey, mécanicien principal au Windsor Bike Kitchen, se rend au travail à vélo tous les jours, été comme hiver. Après avoir circulé dans plusieurs villes, il juge que Windsor souffre d’un retard important.

S'il y a une piste cyclable, c'est une séparation avec une ligne de peinture. Mais de la peinture ne va pas sauver ma vie.

Martin Hoey, mécanicien au Windsor Bike Kitchen.

Martin Hoey, qui se déplace à vélo à Windsor depuis deux ans, souhaiterait voir davantage de pistes cyclables protégées, des feux de circulation spécifiques pour les cyclistes, ainsi qu'une meilleure sensibilisation des automobilistes.

Photo : Radio-Canada / Camille Cottais

Nous faisons partie du réseau de transport, nous aussi, rappelle M. Hoey.

Rouler sur le trottoir pour se sentir en sécurité

Faute d'infrastructures jugées sécuritaires, plusieurs cyclistes choisissent de rouler sur les trottoirs, ce qui est pourtant illégal en Ontario.

Ce n'est pas quelque chose qu'on voit couramment dans d'autres villes, mais ici, beaucoup de gens le font simplement parce qu'ils ont peur, observe Gabriel Ciavaglia.

Martin Hoey rappelle que rouler sur le trottoir comporte cependant des risques : il faut traverser la circulation à chaque intersection, les automobilistes ne s'attendent pas à voir arriver un vélo, et il y a aussi les piétons.

Une culture de l'automobile

Au-delà des infrastructures, plusieurs des personnes rencontrées estiment que Windsor demeure marquée par une forte culture automobile. Gabriel Ciavaglia croit qu'un changement de mentalité est nécessaire afin que les déplacements actifs soient considérés comme des modes de transport à part entière.

Zoe Beaulieu observe également qu'un manque de sensibilisation amène certains automobilistes à se stationner sur les pistes cyclables ou à ne pas savoir comment partager la route avec les vélos.

Nathan Carter, qui répare des vélos à Windsor Bike Kitchen et se déplace à bicyclette depuis une cinquantaine d'années, dit avoir vu la situation se détériorer. Je ne me sens plus aussi en sécurité qu'avant, affirme-t-il, ajoutant qu'il privilégie désormais les sentiers et les rues moins achalandées.

Nathan Carter au Windsor Bike Kitchen.

Nathan Carter a vécu à Windsor toute sa vie, et s’est toujours déplacé à vélo. Il travaille au Windsor Bike Kitchen depuis quelques mois.

Photo : Radio-Canada / Camille Cottais

M. Carter demeure toutefois convaincu que Windsor possède le potentiel pour devenir une ville plus accueillante pour les cyclistes.

Windsor n’est pas une grande ville, on peut aller presque partout en 20 ou 30 minutes à vélo. Si davantage de personnes laissaient leur voiture à la maison, ce serait bénéfique pour tout le monde.

La Ville met de l'avant ses investissements

Dans une déclaration écrite, la Ville de Windsor reconnaît que rendre les déplacements plus accessibles exige des investissements continus et une planification réfléchie.

Elle affirme notamment s'appuyer sur son Active Transportation Master Plan et son cadre Vision Zero pour améliorer la sécurité et la connectivité des déplacements à pied, à vélo et en transport en commun.

La Ville souligne avoir ajouté des sentiers polyvalents, des pistes cyclables, des trottoirs et des mesures d'apaisement de la circulation au cours des dernières années. Elle rappelle également avoir instauré des programmes de vélos et de trottinettes électriques en libre-service.

Pour les organismes rencontrés, ces avancées vont dans la bonne direction, mais elles demeurent insuffisantes pour transformer une ville où, encore aujourd'hui, ne pas posséder de voiture peut compliquer bien des aspects du quotidien.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway