Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Hors des ondes avec Alexandre : quand l’animateur coupe la parole

1 hour_ago 15

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Les entrevues politiques – sans doute parce qu’elles touchent à la fibre partisane de certains auditeurs – génèrent souvent le même genre de réactions. Aux yeux des uns, l’animateur serait trop cruel ; aux yeux des autres, il serait trop complaisant.

Mais cette semaine, alors que j’amorçais une série d’entretiens avec les chefs des principaux partis politiques en campagne électorale du Québec, c’est une critique tout à fait différente qui m’a pris de court.

Sur les réseaux sociaux, des internautes m’ont reproché d’avoir interrompu Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire, alors qu’elle était en train de répondre à une question que je lui avais posée au sujet de la taille de l’État.

Elle n’avait pas fini sa réponse.Ayoye, gros, laisse-la finir sa réponse.Bon, un autre qui demande puis interrompt. Leur jugement se basait sur un extrait de moins de 90 secondes que nous avions mis en ligne, alors que l’entretien avait duré 15 minutes.

Dans l’extrait, on me voit effectivement parler par-dessus Mme Ghazal le temps de quelques secondes ; je tentais alors de la ramener à la question que je lui avais posée et à laquelle elle n’avait pas encore répondu.

Je vais vous faire une confession : je suis moi-même plutôt allergique aux animateurs qui coupent trop souvent la parole à leurs invités. C’est un défaut que je m’efforce donc de ne pas reproduire, car lorsqu’il se manifeste régulièrement, il agace l’oreille.

Pourtant, il existe bel et bien des situations où interrompre un invité est la meilleure décision possible, du strict point de vue de l’intérêt public.

J’aimerais donc profiter de cette critique surprise pour vous faire voir l’envers de la médaille, vous transporter dans la tête d’un animateur et vous expliquer pourquoi il arrive à l’occasion que je choisisse de recadrer une discussion.

La cassette

Lorsque nous couvrons la politique au quotidien, nous entendons régulièrement les élus utiliser les mêmes arguments. C’est légitime : ils espèrent que leur message se rendra au public afin que leurs promesses et leurs réalisations soient connues. Pour y parvenir, ils utilisent une arme bien simple : la répétition.

Dans le jargon, on parle de lignes de communication, c’est-à-dire des réponses mémorisées à l’avance, apprises par cœur et qui servent à livrer un message contrôlé auprès des journalistes. On veut ainsi éviter les dérapages liés à l’improvisation.

Or, les journalistes sont entraînés pour repérer ces lignes de communication. Bien souvent, avant même qu’un politicien les prononce, les journalistes les voient venir ! Lorsqu’on dit qu’un politicien sort sa cassette, cela signifie que les journalistes l’ont déjà entendue plusieurs fois… et qu’il est fort probable que le public l’ait déjà entendue aussi.

Lorsque je mène une entrevue en direct, il arrive donc que je constate la redite. Si tel est le cas, je dois réfléchir rapidement : est-il d’intérêt public de réentendre ce que nous savons déjà probablement tous, ou serait-il mieux de recadrer la discussion pour essayer d’obtenir des réponses plus précises ?

Parfois, c’est la deuxième option qui est la meilleure, car c’est celle qui permet de sortir des réponses formatées, que ce soit pour exiger une reddition de compte ou pour amener l’invité à préciser sa pensée.

La question d’origine

Les politiciens ne sont pas mal intentionnés lorsqu’ils sortent leurs fameuses lignes de communication. Cependant, pour s’assurer de les mettre en exergue, plusieurs ont développé l’habitude de les prononcer dès que le journaliste a terminé sa question, même si cela ne répond pas véritablement à cette dernière.

Cela mène parfois à des situations où les auditeurs ont compris la question, mais ont l’impression que la réponse ne viendra jamais. Et parfois, en parlant, les politiciens eux-mêmes s’emportent et peuvent oublier quelle question leur avait été posée au départ !

Il vient un moment où le journaliste doit trancher : est-ce mieux de laisser l’invité continuer en espérant qu’il revienne éventuellement à la question d’origine, ou est-ce le bon moment pour lui rappeler quelle était cette fameuse question ?

La ligne est parfois mince, car les politiciens sont assez habiles pour placer leurs lignes de communication, puis enchaîner en disant mais pour en revenir à votre question…. Or, lorsque ce recadrage ne vient pas de lui-même, l’imposer peut être utile.

Le temps qui passe

Par ailleurs, il y a un élément dont le public a généralement peu conscience, mais qui est critique pour tout animateur : le chrono.

Dans une émission d’actualité comme Première heure, les entrevues ont une durée moyenne d’environ 10 minutes. Si un invité met de l’avant ses lignes de communication sans répondre directement aux questions, la fin de l’entrevue arrivera bien vite ! Et tout le monde risque alors de rester sur sa faim… 

L’animateur doit donc rester vigilant pour s’assurer que le temps serve le mieux possible l’intérêt public. C’est d’autant plus vrai qu’avant l’entrevue, l’animateur a pris le temps de se préparer : il a fait beaucoup de lecture, cherché les angles morts, réfléchi à la manière la plus efficace de formuler ses questions pour obtenir des réponses, etc. 

Bref, il connaît le sujet. Et au moment où l’entretien commence, l’objectif est d’aller chercher le plus d’informations possible pour éclairer le débat public. 

Or, si le temps s’écoule et que les réponses offertes ne permettent pas vraiment d’atteindre cet objectif, il peut alors être nécessaire de recadrer la discussion pour s’assurer de couvrir d’autres sujets importants.

C’est sans oublier que l’animateur n’a pas le contrôle sur la programmation. Par exemple, lorsque le Radiojournal de 8 h 00 approche, l’animateur sait qu’il doit mettre un terme à l’entrevue, car son émission quittera les ondes, qu’il le veuille ou non. 

En voyant l’échéance approcher, il peut donc se dire qu’il est nécessaire de passer à une autre question avant qu’il ne soit trop tard…

Un choix

Au-delà de tout ça, plusieurs personnes qui se présentent au micro d’un animateur possèdent peu d’expérience médiatique. L’entrevue - surtout lorsqu’elle est en direct - peut alors être un moment stressant. Parfois, cela amène l’invité à avoir une voix chevrotante, à produire un excès de salive ou encore à perdre le fil de sa pensée.

Lorsque ces difficultés surviennent, l’animateur doit faire de son mieux pour mettre son interlocuteur à l’aise. Et parfois, le meilleur moyen d’y arriver est simplement de reprendre le contrôle de la conversation, puis de revenir avec une question toute simple, dans l’espoir que le stress se dissipe.

Peu importe le scénario, interrompre un invité demeure toujours un choix de l’animateur. Ce n’est pas une science exacte et il arrive qu’on se trompe. Mais au bout du compte, la décision de couper la parole est rarement prise à la légère.

C’est quelque chose que je n’aime pas faire - comme la plupart des animateurs, je suppose - mais qui se révèle le meilleur moyen de servir le public en information, dans certaines circonstances.

C'est d'autant plus vrai durant une campagne électorale, un moment déterminant pour notre avenir collectif où il est nécessaire d'obtenir des réponses claires afin de faire un choix éclairé.

Tout est dans la manière…

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway