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L’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) a confirmé, samedi, qu’elle tiendra une assemblée générale extraordinaire au sujet du projet de la Maison de la francophonie. La rencontre aura lieu en ligne, à 18h, le 29 septembre prochain.
L’Assemblée des députés communautaires (ADC) a adopté unanimement la résolution prévoyant la tenue de cette assemblée virtuelle, qui sera ouverte à tous les francophones de 16 ans et plus qui habitent dans la province.
Cette rencontre portera sur six points entourant la future Maison de la francophonie.
Il y aura un retour global sur l’historique et les avancées du projet depuis 2023, la présentation d’une étude de faisabilité, l’énumération des contributions financières publiques ou privées faites jusqu’à maintenant. Les partenaires communautaires et la nature de leur engagement seront également listés.
De plus, l’impact potentiel sur le financement des infrastructures scolaires communautaires et des centres communautaires sera discuté. L’effet du projet sur le financement fédéral des communautés sera lui aussi analysé.
Cette assemblée extraordinaire a été exigée par une pétition déposée par Sylvie Bergeron, ancienne présidente de l’Association communautaire fransaskoise de Regina (ACFR).

Sylvie Bergeron a créé cette pétition «afin que la communauté fransaskoise puisse prendre une décision éclairée sur l'avenir de la maison de la Francophonie». (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur
La pétition a reçu 64 signatures au moment de la publication de ces lignes. Ce chiffre va bien au-delà des 10 signatures exigées par l’ACF.
Par ailleurs, les signataires sont répartis dans au moins trois districts électoraux de l’ACF, selon son président, Denis Simard. Cela représente un autre élément pour qu’une pétition soit recevable par l’organisme.
Denis Simard a refusé que Radio-Canada s’entretienne avec les députés de l’ADC, au sujet de la future Maison de la francophonie.
Ce qui a été décidé aujourd’hui, c’est qu’on puisse poursuivre avec la tenue de cette rencontre, et le choix de la date, explique-t-il. Il y a des organismes qui ont des questions, on essaie de leur répondre depuis le début [du projet]. Ça fait trois ans qu’on fait des consultations sur ce projet-là [...]. Il y a 400 personnes qui ont été consultées, tous les organismes fransaskois des communautés de Saskatoon et Regina ont été consultés.
Les aléas d’un projet qui ne fait pas l’unanimité
Certains organismes fransaskois n’appuient pas le projet de la Maison de la francophonie.
Par exemple, l’ACFRa retiré son appui au projet cet été. L’organisme craint que l’ouverture de la Maison de la francophonie cause une diminution des services francophones liés aux centres scolaires communautaires, dont l’ACFR est l’un des principaux gestionnaires.
Denis Simard n’est pas en accord avec cette affirmation.
Les organismes sortaient déjà des milieux scolaires communautaires. En fait, la Maison a retardé ce processus [parce que ces organismes attendaient l’ouverture de la Maison de la francophonie avant de partir], dit-il.
La Maison de la francophonie était initialement censée ouvrir ses portes en 2028, à Regina, dans un édifice situé sur la rue Rose.
En 2025, l'ACF a perdu 80 000$ à travers une fraude en faisant un dépôt de garantie lié à l'immeuble.
L’achat de l’édifice a été annulé, mais Denis Simard assure que cela n'est pas dû à la perte financière liée à la fraude. L'échéancier de 2028 est, quant à lui, reporté.
Il n’y a aucune obligation pour le gouvernement fédéral de financer le projet d’ici 2028, souligne Denis Simard.
Le projet de la Maison de la Francophonie est en attente pour l'instant, en attendant davantage de précisions concernant l’implication d'Ottawa, qui devrait donner suite en 2028, selon le président de l'ACF.


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