Dans ma chronique Notre-Dame et son prince (LT du 3.03.2025), je regrettais une double erreur dans le cadre de la réhabilitation de la cathédrale, suite à l’incendie qui l’a ravagée le 15 avril 2019. A mes yeux, la flèche, entièrement détruite, aurait dû être remplacée par une œuvre contemporaine. De l’incendie, il y aurait eu une trace, un stigmate, mot qui vient du grec, stigmi, et veut dire l’instant. J’étais en revanche opposé à ce que les vitraux de Viollet-le-Duc, datant de 1865 et situés à la chapelle sud, soient remplacés par des vitraux contemporains: ils étaient dans un état parfait malgré l’incendie et les remplacer violait frontalement la Charte de Venise. J’avais tort. Alors que la polémique fait encore rage et que la mise en place des nouveaux vitraux approche, de nombreux arguments sont présentés par chaque bord. Les nouveaux vitraux ne représenteront que 5% des surfaces vitrées, avancent les promoteurs du remplacement. Et puis, disent-ils, il faut que l’art contemporain s’inscrive dans l’histoire de la cathédrale. De mauvaises raisons, à mes yeux. L’essentiel est ailleurs. La mission de la cathédrale est de réunir, de faire un. La racine du mot religion n’est-elle pas religere, relier? Il faut que le lieu parle aux nouvelles générations, élevées à l’ère de l’image omniprésente. Les vitraux de Claire Tabouret – je vois là leur plus grand mérite – sont figuratifs. Ils montrent des personnages. La vie. Ils parleront plus à la jeunesse qu’une œuvre ornementale.
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Publié le 31 août 2026 à 13:26. / Modifié le 31 août 2026 à 14:09. 1 min. de lecture
Cavalier seul
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