Dans son bureau niché au cœur de l’aile est du Palais fédéral, le commandant de corps Benedikt Roos a fait accrocher une imposante photo des trois sommets mythiques de l’Oberland bernois: le Mönch, l’Eiger et la Jungfrau. Ce sont «ses» montagnes, lui qui a grandi dans cette région et qui, enfant, voyait passer dans son village les blindés de la caserne de Thoune. Au recrutement, c’est donc tout naturellement qu’il choisira les chars, sans se douter alors qu’il finira par faire une carrière militaire. Depuis le 1er janvier 2026, il est le nouveau chef de l’armée. Après Thomas Süssli, qui venait du milieu bancaire, le Conseil fédéral a fait le choix d’un militaire de carrière pure souche pour répondre aux défis sécuritaires. Ils sont nombreux: montée de la menace en Europe, sous-équipement de la troupe, difficultés dans les grands projets d’acquisition… Pour Le Temps, Benedikt Roos a accepté de faire le tour des enjeux.
Le Temps: Vous êtes chef de l’armée suisse depuis le 1er janvier. Quelle serait la première chose que vous aimeriez dire après ces quelques mois?


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