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Le Réseau de santé Vitalité aurait pu offrir des services de soins virtuels au même titre que la nouvelle entreprise embauchée pour prendre le relais d’eVisitNB. Toutefois, la province ne le lui a pas demandé.
C’est ce qu’a révélé la PDG du Réseau de santé Vitalité, la Dre France Desrosiers, jeudi, lors d’une audience sur les comptes publics.
Elle explique que déjà 20 % de toutes les visites chez Vitalité se font de manière virtuelle, dans les équipes de santé familiale.
On a la capacité d'offrir le service en entier. [Cependant], on ne nous a pas demandé si on pouvait l’offrir, mais on aurait la capacité de le faire, et à moindre coût.

France Desrosiers, présidente-directrice générale du Réseau de santé Vitalité. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
La Dre France Desrosiers ajoute que le réseau n’a pas été consulté au sujet de l’appel d'offres lancé pour trouver un autre fournisseur afin de remplacer eVisitNB à compter du 1er avril. Vitalité n’a pas non plus été consulté pour savoir si la province avait réellement besoin d’un autre fournisseur, ajoute-t-elle.
Des soins virtuels déjà offerts
La province a décidé de mettre fin au contrat avec l'entreprise eVisitNB après une révision du service. Fredericton voulait s’assurer de continuer à offrir des soins virtuels dans les deux langues officielles, a affirmé le ministère de la Santé plus tôt cette semaine.
Selon la Dre Desrosiers, il aurait été possible de confier ce mandat au réseau. Elle explique que pendant la pandémie, la Société médicale du Nouveau-Brunswick a fourni l’équipement nécessaire à tous les médecins de famille de la province qui souhaitaient offrir des soins virtuels.

Les services de soins virtuels provinciaux seront confiés à un autre fournisseur à partir du 1er avril. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nadia Gaudreau
Si ce n’est évidemment pas tous les médecins qui ont emboîté le pas, précise-t-elle, la majorité d’entre eux offrent des consultations virtuelles, soit par téléphone, soit par vidéo, affirme la Dre Desrosiers.
L’équipement et l’expertise sont déjà dans nos équipes. D’ailleurs, c’est des médecins des réseaux qui travaillent pour eVisitNB! a-t-elle tenu à préciser devant les députés, jeudi à Fredericton.
Susan Holt se défend
L’entreprise qui a été choisie est Foundever, une société basée au Luxembourg. Au Nouveau-Brunswick, elle fournit le service de téléassistance 811, pour lequel la province lui a payé 8,6 millions de dollars l’an passé.
Le montant de la nouvelle entente pour les soins virtuels n’est pas encore connu puisque le contrat n’a pas encore été signé.

Susan Holt, première ministre du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Au micro de l’émission La matinale d’ICI Acadie, la première ministre affirme que le fait d’avoir des soins de santé connectés est une priorité. Elle souligne que des gens reçoivent des soins virtuels qui ne sont pas connectés à leur médecin de famille ou au système, par exemple avec le programme extramural ou avec les services d’ambulanciers, qui sont gérés par l’entreprise Medavie.
Toutefois, le problème, c'est le manque de main-d’œuvre dans le secteur de la santé, selon elle.
Pour nous, on a besoin de plus de personnes en santé. On a besoin de plus d’infirmières, plus d’infirmières praticiennes, plus de médecins, il n’y a pas assez de services, soutient-elle. Si j’avais assez de monde, peut-être que j’aurais des pensées différentes.
On a besoin d’efficacité, pour moi, on a besoin de ça de façon technologique, mais pour moi, quand il n’y a pas assez de professionnels en soins de santé, c’est difficile de dire qu’il faut réduire.
La première ministre ajoute que l’équipe 811 fournit un bon service bilingue. Alors, on va utiliser cette compétence et cette efficacité pour améliorer les soins virtuels aussi.
Rappelons que l’opposition a critiqué cette décision en reprochant à la province de délaisser une entreprise néo-brunswickoise, eVisitNB étant établie à Woodstock.
La Coalition pour la santé du Nouveau-Brunswick milite quant à elle pour un rapatriement de tous les services de santé gérés par le secteur privé dans le secteur public, question de mieux gérer les services et d’assurer un suivi sur les dossiers de santé.
Avec des renseignements de CBC


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