C’est l’histoire de la chute d’un homme, qui entraîne avec lui la confiance de tout un canton dans ses institutions. Claudio Zali, conseiller d’Etat en charge du territoire, a quitté ses fonctions ce 30 septembre. Un départ par la petite porte, dépouillé de son département par un gouvernement dont il était président. Lâché par son parti, la Lega, l’ancien président du tribunal pénal aura passé 13 ans à l’exécutif tessinois, après une carrière d’avocat et de magistrat.
Il laisse derrière lui l’image d’un homme réputé politiquement génial, populaire dans les urnes, détonnant au sein de sa propre formation, parfois considéré davantage comme un juge qu’un conseiller d’Etat, socialement malhabile, ou simplement froid. Voilà le visage public. Côté personnel, et cela a son importance si l’on considère sa démission prématurée, l’homme a accumulé les relations avec des femmes aux profils similaires – plus jeunes, en proie aux addictions, en état de dépendance affective ou psychiquement fragiles, parfois tout à la fois – et les procédures pénales. Une de ses ex-compagnes, rencontrée par Le Temps, parle même de «harem», dont elle a fait partie.


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