L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a délivré nettement plus d’autorisations de tir préventif de loups au début de l’automne 2026 qu’à la même période l’an dernier. Trente-neuf meutes réparties dans sept cantons font l’objet d’une décision d’autorisation validée par la Confédération, contre 22 meutes l’année dernière à la même époque.
Si l’on ajoute la requête valaisanne en cours d’examen pour le Vallon de Réchy, des demandes sont déposées pour 40 meutes, selon un décompte régulièrement actualisé sur la page de l’OFEV. Pour mémoire, la quatrième régulation préventive des meutes s’étend du 1er septembre au 31 janvier.
Ce bond du nombre d’autorisations s’explique en partie par une modification de l’ordonnance sur la chasse. La KORA, une fondation mandatée par la Confédération pour le suivi des carnivores en Suisse, indique à Keystone-ATS que «l’OFEV peut désormais accorder une autorisation de régulation des louveteaux avant même que leur présence ait été confirmée». Les jeunes loups ne peuvent être tirés qu’une fois la preuve de leur présence apportée, précise une porte-parole de l’OFEV.
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L’Office souligne avoir déjà appliqué «cette pratique lors de la phase de régulation 2024/2025». Elle a pour objectif «d’accélérer la procédure afin que les cantons puissent mettre en œuvre les tirs plus rapidement». En début de saison, les louveteaux se distinguent plus facilement des adultes.
L’OFEV rappelle que «la raison pour laquelle les cantons ont déposé davantage de demandes de régulations partielles tient au fait qu’il y a globalement plus de meutes de loups en Suisse». Le nombre de meutes de loups recensées a bondi de 26 à 40 entre 2022 et 2025.
Le canton des Grisons concentre le plus grand nombre de demandes validées, avec 20 meutes visées. L’OFEV y a autorisé à tuer deux tiers des jeunes nés en 2026 pour 18 d’entre elles, tout en accordant l’élimination intégrale des meutes de Calderas et de Giarsiom. Au Tessin, neuf meutes font l’objet d’une élimination partielle sur deux tiers des louveteaux. Des tirs ciblés sur deux tiers des jeunes ont été accordés à Saint-Gall, à Glaris et à Schwyz.
En Valais, la Confédération a validé l’élimination partielle des jeunes pour les meutes des Toules et de Nendaz-Isérable. A la suite d’une décision rendue le 29 septembre, la meute de Nanz a rejoint celle d’Augstbord parmi les groupes qui devront être totalement éliminés. La demande d’abattage complet pour le Vallon de Réchy est encore pendante.
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Une évolution spécifique est observée pour les meutes de la Vallée de la Brévine et de Jougne-Suchet, qui vivent dans les cantons de Neuchâtel et de Vaud. Pour ces deux meutes, l’OFEV a autorisé le prélèvement de deux tiers des louveteaux ainsi que l’abattage d’un adulte reproducteur.
À titre de comparaison, la troisième campagne de régulation menée entre septembre 2025 et janvier 2026 avait suivi une progression plus étalée dans le temps. Sur l’ensemble de cet hiver-là, les décisions fédérales avaient concerné 28 meutes dans huit cantons.
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