Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Veiller sur les Ursulines, de père en fils

8 hour_ago 38

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Depuis plus de quarante ans, Serge Boisvert a toutes les clés du bâtiment patrimonial le plus emblématique de Trois-Rivières : le monastère des Ursulines.

Il le connaît par cœur, du sous-sol où des sœurs reposent en paix au dôme qui donne à l’arrondissement historique son cachet particulier.

Ma vie est ici. C’est ma maison.

Chaque jour ou presque, il marche dans tous les recoins du monastère pendant plus de deux heures pour vérifier l’état des lieux. Il s’assure que le legs historique des Ursulines traverse le temps.

Serge Boisvert au deuxième étage de la chapelle des Ursulines.

Même si la chapelle des Ursulines a été désacralisée, le chuchotement s’impose quand Serge Boisvert fait sa tournée d’inspection.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Trousseau de clés de Serge Boisvert.

Le trousseau de clés de Serge Boisvert, homme de maintenance du monastère, est impressionnant, mais il est moins gros qu’il ne l’a déjà été. Aujourd’hui, plusieurs portes s’ouvrent avec un système de puces plus actuel.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Serge Boisvert ouvre un robinet.

La vérification des robinets de toutes les chambres du monastère est une tâche importante pour prévenir les bris qui pourraient engendrer des dommages importants au bâtiment.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Appartenance et loyauté en héritage

Avant même de devenir l’homme à tout faire des Ursulines, Serge faisait déjà partie de la famille.

« Depuis l’âge de 12 ans que je viens ici », raconte l’homme de 71 ans, en replongeant dans ses souvenirs.

Avant lui, son père Louis était aussi au service des Ursulines comme homme de maintenance. Lors des tempêtes hivernales, il lui demandait de l’aider à pelleter les nombreuses entrées du monastère. Sans le savoir, Serge suivait déjà les traces de son père.

Portrait de Louis et Serge Boisvert.

Monastère des Ursulines de Trois-Rivières. Photographie de Louis et Serge Boisvert près du tracteur, années 1990.

Photo : ARCHIVES : Pôle culturel du Monastère des Ursulines

Portrait de Louis Boisvert.

Louis Boisvert, le père de Serge, a commencé à travailler au monastère alors qu'il était âgé de 17 ans, au décès de son père. Sa tante, sœur Sainte-Félicité, a permis son embauche.

Photo : Avec l'autorisation de Serge Boisvert

Serge Boisvert dans le corridor souterrain du monastère.

Il y a plusieurs années, Serge a participé avec son père à l’aménagement du sous-sol. Un remblai a été installé plus tard, par un entrepreneur.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Assis sur le remblai de pierres, au sous-sol du bâtiment, il décrit avec émotion la relation unique qu’il a eue avec son père.

Mon père, ç’a toujours été un chum, mon meilleur chum.

« Mon père m’a tout appris », confie celui qui n’a pas été longtemps sur les bancs d’école, mais qui s’est démarqué par ses aptitudes manuelles. Louis lui a appris à réparer avec minutie les rares objets appartenant aux sœurs, tout en repérant les problèmes imminents de plomberie, d’électricité, d’infiltration d’eau et autres du bâtiment.

N’entre pas qui veut au monastère

Serge a donc appris à prendre soin tant du bâtiment que des religieuses. Et elles le lui ont rendu en lui accordant leur confiance totale.

Portrait de Serge et de sœur Céline Frigon.

Serge Boisvert et sœur Céline Frigon, responsable de la maintenance au monastère, étaient très proches. L’ursuline a travaillé avec le père (Louis) et le fils (Serge). Serge travaille maintenant dans le bureau de sœur Céline au quotidien.

Photo : Avec l'autorisation de Serge Boisvert

Portrait de sœur Yvette et sœur Huguette.

Les sœurs Yvette (à gauche) et Huguette (à droite) estiment que Serge et son père Louis ont largement contribué à la conservation de l’immeuble historique au fil des années, ne laissant rien au hasard.

Photo : Radio-Canada / Marie-Claude Julien

Serge a été le seul homme à pouvoir se promener sur les étages et dans les lieux de vie des sœurs sans être accompagné d’un chaperon, se souvient sœur Huguette, qui habite maintenant à la résidence Lokia de Trois-Rivières avec les 24 membres de la communauté toujours vivantes.

Serge, c’est les colonnes du monastère.

Quand sœur Huguette et sœur Yvette parlent de Serge, elles n’ont que de bons mots à son égard, conscientes du lien particulier qui les unit. « Serge est chez lui au monastère », ajoute sœur Yvette.

Serge n’hésite pas à le dire, les sœurs lui manquent depuis qu’elles ont déménagé en 2019. « Je suis toujours content de les voir parce que c’est ma famille », dit-il.

La tête pleine de souvenirs

L’homme, qui a veillé sur le monastère des Ursulines toute sa vie, n’aime pas être le centre de l’attention, mais, quand on le plonge dans ses souvenirs, les mots lui viennent facilement.

Après toutes ces décennies à marcher en solo dans les couloirs du monastère, certains lieux lui donnent encore des frissons.

Serge Boisvert dans un corridor souterrain du monastère des Ursulines.

En circulant dans le sous-sol du monastère des Ursulines, Serge Boisvert vérifie notamment tous les conduits du système de chauffage.

Photo : Radio-Canada / François Genest

La porte de bois menant à la crypte du monastère des Ursulines.

Il y a quelques années, Serge a installé une plaque vissée sur la porte de bois menant à la crypte où reposent des ursulines.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Au sous-sol, dans le calme et l’éclairage tamisé de la crypte, il sent la présence de son père et des sœurs.

« Je continue de parler à mon père. Ça va faire 30 ans qu’il est mort. Je suis à la même place que lui. Je fais les mêmes affaires que lui. Je pense à lui tous les jours », confie-t-il, en profitant du moment pour racler le sol.

Serge Boisvert dans la crypte du monastère des Ursulines.

Lorsqu’il parcourt les corridors souterrains du monastère des Ursulines, particulièrement quand il va dans la crypte, Serge Boisvert en profite pour se recueillir et faire quelques prières.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Alors que la musique de la chapelle est légèrement audible dans la crypte, il se remémore une triste période des fêtes où son père et lui, notamment, avaient dû creuser manuellement un espace pour mettre en terre cinq religieuses décédées durant l’hiver.

Louis et Serge Boisvert placent un cercueil dans le caveau.

Monastère des Ursulines de Trois-Rivières. Photographie de Louis et Serge Boisvert à la réception d'un cercueil à l'entrée du caveau, par Louis et Serge Boisvert, années 1990.

Photo : Radio-Canada / ARCHIVES : Pôle culturel du Monastère des Ursulines

D’autres souvenirs sont plus joyeux, durant sa tournée quotidienne du monastère.

Par exemple, de petites brouettes en bois, laissées le long d’un corridor souterrain. Elles lui rappellent sœur Simone Adams, une sœur podiatre qui jardinait dans la cour arrière du monastère.

Deux brouettes en bois.

Sœur Simone Adam utilisait ces brouettes pour entretenir son jardin, situé à l’arrière du monastère.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Une chaise de podiatre et un vieux secrétaire entreposés au sous-sol du monastère.

Plusieurs objets ayant appartenu aux ursulines sont entreposés dans les corridors souterrains du monastère, dont la chaise beige à gauche de sœur Simone Adams.

Photo : Radio-Canada / François Genest

La chaise de travail de sœur Simone Adams fait aussi partie des objets cordés un peu plus loin sur le chemin de la tournée quotidienne de Serge.

Au grenier, les décorations de Noël, qu’il a souvent installées à la demande des religieuses, sont encore entreposées.

Serge Boisvert dans le grenier du monastère.

Les anges étaient installés, autrefois, devant l’entrée principale du monastère.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Serge Boisvert dans le grenier du monastère.

Témoin de l’âge du bâtiment, les coups de hache sont visibles sur chacune des poutres du grenier.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Et finalement, Serge se dirige vers le mythique dôme du monastère des Ursulines. Du haut de ses 5 pieds 3 pouces (1,60 m), il n’a aucune difficulté à grimper dans l'escalier de bois très étroit, accessible du grenier, qui le mène dans les nuages de la coupole.

Les pieds de Serge Boisvert qui montent l’escalier menant au dôme.

Dans le grenier menant à l’intérieur du dôme de la chapelle se trouve un escalier de bois très étroit et pratiquement à la verticale.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Dôme de la chapelle des Ursulines, vu de l’intérieur.

La chapelle des Ursulines de Trois-Rivières a été construite en 1715, mais agrandie en 1895. C’est lors de cet agrandissement que la façade en pierre et le dôme ont été construits selon le ministère de la Culture et des Communications.

Photo : Radio-Canada / François Genest

D’ici, Serge a une vue imprenable sur la chapelle des Ursulines, qui a longtemps été un lieu de recueillement pour les sœurs de la communauté, avant leur déménagement en 2019 et la désacralisation du monastère.

 Intérieur du dôme, vue en plongée sur la chapelle.

La chapelle des Ursulines est aujourd’hui désacralisée. Le Musée des Ursulines offre des visites guidées.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Parlant de vue imprenable, il lui arrive encore de se glisser sur le toit extérieur du dôme, avec une extrême prudence. Même ici, Serge a une histoire unique vécue avec son père Louis.

Serge dans la trappe menant à l’extérieur du dôme.

L’accès extérieur au dôme demande un peu de contorsion.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Portrait de Serge Boisvert à l’extérieur du dôme.

Au fil des années, Serge Boisvert a souvent eu à inspecter l’extérieur du dôme de la chapelle.

Photo : Radio-Canada / François Genest

En 1984, son père lui a demandé d’installer un drapeau pour saluer le pape lors de son passage en sol trifluvien.

Finalement, comme il pleuvait abondamment cette journée-là, le pape n’a sûrement pas vu le fameux drapeau installé en son honneur, mais Serge en garde un souvenir impérissable.

Et la fin dans tout ça?

Quand les Ursulines ont quitté le monastère, elles ont demandé à la Ville de Trois-Rivières de garder Serge dans leur équipe de maintenance. C'était leur manière de continuer à veiller sur lui, même après leur départ.

À l’idée d’une retraite prochaine, Serge est catégorique : « Ah! Ça, je ne veux pas la prendre! »

Pour lui, le monastère des Ursulines, sera toujours beaucoup plus qu’un bâtiment patrimonial ou un site historique digne des plus beaux égoportraits de Trois-Rivières.

Moi, j’ai toujours dit que je voulais mourir ici.

Peu importe l’avenir et la vocation future du bâtiment, le monastère des Ursulines restera pour lui son repère, sa maison familiale et un legs paternel inestimable.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway