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Des défenseurs demandent à la Ville de Vancouver qu'elle revienne sur sa décision de supprimer l’un des deux postes voués à la sécurité des travailleuses du sexe, expliquant qu’elles sont désormais moins protégées.
La suppression du poste intervient alors que le maire et son équipe cherchent à supprimer des dépenses dans l’objectif, notamment, de geler la taxe foncière, comme annoncé dans le budget préliminaire pour 2026.
Les deux postes de responsable de la sécurité des travailleuses du sexe étaient, selon des défenseurs, l'une des recommandations de la province faites dans le cadre d’un rapport sur les femmes disparues et assassinées. Intitulé Forsaken, The Report of the Missing Women Commission of Inquiry, il a été publié en novembre 2012.
Ces deux postes jouaient un rôle clé pour améliorer la communication et la confiance entre les groupes communautaires, les travailleuses du sexe, la police et la Ville, disent les défenseurs des travailleuses du sexe.
Angela Wu, directrice générale de l’organisme à but non lucratif Swan Vancouver, dit que c'est un énorme choc. Elle ajoute que cette suppression intervient alors que les travailleuses du sexe sont particulièrement susceptibles de vivre des problèmes de violence.
Cela envoie le message aux prédateurs que ce n’est plus une priorité, dit-elle.
Angela Wu pense que cela aura des effets sur le lien entre la police et les travailleuses du sexe.
C’est juste incroyablement dangereux pour nos communautés. Ce que cela dit, c’est que la Ville priorise l’argent et d'autres considérations au détriment de la vie des gens.
Sarah Resendes, membre de la commission de l’organisme PACE, est, elle aussi, inquiète. Elle pense que la suppression du poste va isoler davantage certaines travailleuses du sexe, d’autant plus que Vancouver s’apprête à accueillir des matchs de la Coupe du monde de la FIFA. Sarah Resendes estime que l’événement va monopoliser de nombreuses ressources policières, notamment.
L’été dernier, PACE a été contraint de fermer ses locaux situés dans le quartier du Downtown Eastside par manque de financement.

L'organisme PACE a fermé ses portes sur la rue Hastings Ouest à Vancouver le 31 juillet 2025.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Groulx
D’autres services et aides pour les travailleuses du sexe ont fermé ou ont été considérablement réduits, explique Sarah Resendes.
Elle suggère à la Ville de réexaminer le budget alloué à la police municipale afin de pouvoir financer le poste qui vient d’être supprimé.
Sarah Resendes rappelle que le budget de la police augmentera d'environ 50 millions de dollars, comme le prévoit le budget préliminaire de la Ville pour 2026.
Toujours une priorité, dit la Ville
Dans un communiqué, la Ville déclare qu'elle met en œuvre des changements organisationnels et opérationnels afin de refléter les priorités du conseil municipal.
Elle assure que certaines des tâches relevant du poste de responsable de la sécurité ont évolué au fil du temps et sont désormais prises en charge par d’autres services municipaux.
La Ville ajoute que la sécurité des travailleuses du sexe reste une priorité et qu'elle a approuvé un financement de 1,1 million de dollars destiné aux organisations du secteur en 2026.
D’après un article (nouvelle fenêtre) de Simon Little


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