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Une chercheuse de l'Île-du-Prince-Édouard étudie une nouvelle méthode de désherbage à l'électricité. L'engin envoie une décharge électrique sur les plantes indésirables, ce qui les détruit.
Cet appareil s’appelle Weed Zapper. Les décharges proviennent d'un alternateur fixé au tracteur. Un tuyau en cuivre situé à l'avant du tracteur peut être ajusté pour bien cibler les plantes avant d’envoyer la décharge.
On observe de petites étincelles, de petits chocs électriques. En une semaine, les plantes sont sèches, mortes, résume Nicolle MacDonald, biologiste d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Le désherbage par Weed Zapper.
Photo : Courtoisie
C’est une décharge électrique d'à peu près 14 000 volts, qui va passer à travers les parois cellulaires [de la plante], qui va faire bouillir l’eau à l'intérieur des parois cellulaires, va faire éclater des cellules, détaille Guillaume Leroux, de Service Agripro, le détaillant officiel du Weed Zapper.
La grande majorité des machines sont au Québec et à l'Ontario, a-t-il relaté dans une entrevue.

En une semaine, les plantes nuisibles sont mortes.
Photo : Courtoisie
Dans les provinces de l’Atlantique, des agriculteurs biologiques seraient particulièrement intrigués par cette idée, selon Nicolle MacDonald.
La méthode Weed Zapper offre une solution pour les plantes résistantes aux herbicides, avance-t-elle par ailleurs.
L’ombre au tableau, c’est que son utilisation peut être compliquée par les périodes de sécheresse, lorsque les risques que la végétation prenne feu et cause un feu de forêt sont élevés.
La sécheresse de l’an dernier a, assurément, été un grand défi, dit Nicolle MacDonald.
Les conditions sont meilleures cette année, constate-t-elle.
Ce n’est qu’une question de temps avant que l’on commence à voir de plus en plus [de ces engins], a affirmé Scott White, professeur de malherbologie à la faculté d’agriculture de l’Université Dalhousie, à Halifax, en Nouvelle-Écosse.
La malherbologie est l’étude des plantes nuisibles aux cultures et à la santé humaine, par exemple celles causant des allergies.
Le professeur White estime qu'il ne s'agit pas d'un simple gadget, mais d'une méthode judicieuse pour éliminer les mauvaises herbes, qui pourraient donner de bons résultats pour la culture des pommes de terre, des carottes et des bleuets.
En attendant de voir si cela se confirme, un obstacle de taille empêche peut-être son adoption par les cultivateurs. Cette machine n'est pas donnée : elle coûte environ 120 000 $.
D’après le reportage de Laura Meader


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