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Ils sont jeunes et ils apprennent le français comme langue seconde. Ils sont membres de Canadian Parents for French et on les a invités aux Journées acadiennes de Grand-Pré, pour les encourager à continuer.
Cet événement annuel en Nouvelle-Écosse a commencé vendredi et se poursuit jusqu’à dimanche.
Le numéro de l'humoriste et conférencier Hughie Batherson, samedi matin, n'a pas fait que faire rire. Il a aussi fait réfléchir, espère-t-il.
C'est un genre de discours de motivation pour les familles, que ça vaut la peine de poursuivre en français, a-t-il déclaré en entrevue.
Ils peuvent s'identifier avec un autre anglophone qui aime la culture et la langue française, et qui trouve la langue française cool, dit-il.
Hughie Batherson parle en connaissance de cause. À 18 ans, il était unilingue anglais et a décidé d’apprendre le français.
Ma motivation était au départ pragmatique, je voulais une job, raconte l’homme originaire de North Sydney, au Cap-Breton.

Le conférencier Hughie Batherson
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Mais après avoir rencontré les Acadiens et les Acadiennes, la vibe, l'ambiance, j'ai fini par vouloir faire un bac [en français à l'Université Sainte-Anne] et vivre ça, et faire des études à l'Université de Moncton également, explique-t-il.
Depuis, il a fait carrière comme enseignant en immersion française.
Ali Riazi est un autre exemple remarquable. C’est à 45 ans qu’il s’est mis à l’apprentissage du français.
Deux ans plus tard, il est à l'aise en français. Il dit que c’est un atout important pour son emploi, car cela lui permet de communiquer avec d’autres francophones dans son domaine, celui de l’aide humanitaire.

Maxime Bourgeois est coordonnateur de l’activité «Family Fun French Weekend», à Grand-Pré. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / NICOLAS STEINBACH
À Grand-Pré, le coordonnateur de l’activité Family Fun French Weekend explique que l’un des buts est de garder les jeunes motivés.
Le message de Hughie Batherson permet de voir qu'il y a une lumière au bout du tunnel. Ça leur donne espoir que, s'ils tiennent leur bout, ils seront capables de faire carrière dans la langue française, affirme Maxime Bourgeois, de Canadian Parents for French, un organisme qui fait la promotion de l’apprentissage du français langue seconde.
Selon le ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance de la Nouvelle-Écosse, les programmes de français intégré (nouvelle fenêtre), d’immersion française précoce et d’immersion française tardive comptaient 17 704 élèves inscrits durant l'année scolaire 2025-2026 (nouvelle fenêtre). Dix ans plus tôt, en 2015-2016, ils étaient 17 704 élèves dans ces programmes (nouvelle fenêtre).


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French (CA)