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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Des chercheurs de l'Université du Nouveau-Brunswick travaillent depuis cinq ans sur une technologie visant à rendre la conduite de véhicules tout-terrains plus sécuritaire et atténuer les manœuvres dangereuses sur les sentiers accidentés.
La technologie Marv est un outil de conduite assisté qui permet de prendre des décisions en temps réel pour prévenir les accidents.
Le chercheur qui dirige ce projet, Kush Bubbar, est d'avis que Marv pourrait être une piste de solution pour réduire le nombre d'accidents de VTT, qui, selon lui, sont beaucoup trop communs au pays et au Nouveau-Brunswick.

Le professeur Kush Bubbar applaudit la complexité du projet entrepris par les étudiants.
Photo : Michael Heenan/CBC
Ils sont reconnus pour être un enjeu de sécurité, ajoute celui qui est aussi professeur au Département de génie électrique et informatique de l'UNB.
Il précise que la majorité des accidents impliquent souvent un renversement du véhicule, ce qui pourrait être dû au fait que l'appareil ne réagit pas adéquatement aux changements soudains de terrain.
Les roues de Marv peuvent agir indépendamment l’une de l’autre et réagir aux reliefs variés rencontrés lors de la conduite hors-piste.
Si l'on considère le véhicule comme une personne, alors, dans un tel environnement, il peut faire des choix quant à la manière qu'il souhaite rouler sur un terrain.
Pour illustrer son propos, le professeur note qu'un humain qui circule sur un trottoir en hiver doit, en même temps, être capable de réagir à une plaque de glace et une surface déblayée.
Les quads, par exemple, sont eux aussi amenés à faire face à plusieurs types de surfaces à la fois.
Empêcher les manœuvres dangereuses
Étudiant au doctorat au Département de génie électrique et informatique à l'UNB, Ben Deboer ajoute que la technologie agirait comme une sorte de papier bulle électronique pour les VTT.

Ben Deboer a quitté l'Ontario pour venir poursuivre son projet de recherche dans le cadre de sa thèse de doctorat.
Photo : Michael Heenan/CBC
L'objectif de ce véhicule est qu’il soit utilisé en hors route tout en empêchant de le mettre dans une situation dangereuse où l'on pourrait perdre le contrôle ou le renverser, dit celui qui est aussi le chercheur principal sur le projet.
Le conducteur serait toujours en contrôle du véhicule, mais Marv empêcherait les utilisateurs de faire des manœuvres qu’il perçoit comme étant dangereuses, comme rouler à 100 km/h et faire un virage super serré, l'étudiant au doctorat.
Il sait que ça mènera à une situation dangereuse, il vous ralentira et s'assurera que vous restiez dans une zone d'utilisation stable.
Selon Ben Deboer, la technologie pourrait très bien servir aux conducteurs moins expérimentés.
En 2025, la Société canadienne de pédiatrie affirmait qu’environ le tiers des personnes décédées lors d'accidents en véhicules tout-terrain au Canada étaient des enfants et des adolescents.
Prédire sans l’intelligence artificielle
On a commencé par essayer d’utiliser l’intelligence artificielle, et on s’est très vite rendu compte que beaucoup de systèmes d’IA ne sont pas fiables, rien ne garantit que l’IA fera un choix qui ne nuit pas aux personnes, souligne le professeur Bubbar.
Il explique que garantir la sécurité des gens était non seulement le but premier de l’innovation, mais était non négociable pour les chercheurs.

Le véhicule appartient à l'UNB, mais la technologie qui pourrait être appliquée aux véhicules appartient à Ben Deboer.
Photo : Michael Heenan/CBC
L'IA est déjà très répandue dans les programmes de gestion des accidents de véhicules routiers, mais les conditions de conduite tout-terrain sont beaucoup trop imprévisibles pour son utilisation.
Le projet collabore déjà avec l'Université technologique de Chalmers à Göteborg, en Suède, qui est elle-même associée au constructeur automobile suédois Volvo.
Les chercheurs souhaitent que Marv puisse être intégré dans des véhicules tout-terrains d’ici cinq ans.
D’après un reportage d’Isabelle Leger, de CBC


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