Alors que la canicule vient à peine de s'achever, la France pourrait être frappée par une nouvelle vague de chaleur extrême dès ce week-end, a annoncé Météo-France ce mardi 30 juin. Europe 1 fait le point.
"La perspective d’une reprise d’un épisode caniculaire est possible", a estimé Sébastien Lecornu ce lundi, douze jours après le début de la canicule historique de juin. Évoqué quelques jours plus tôt par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, le scénario d'une nouvelle vague caniculaire semble se confirmer.
Pour rappel, une canicule est définie par Météo-France comme une période de chaleur intense qui se prolonge sur au moins trois jours consécutifs, durant lesquels les températures restent anormalement élevées le jour comme la nuit.
Une hausse progressive
À partir de ce jeudi, les conditions anticycloniques "vont se renforcer et les températures amorceront une hausse sur le sud-ouest du pays", informe Elenie Alfera, prévisionniste chez Météo-France, ce mardi 30 juin. Cette vague de chaleur touchera le reste du pays, dès vendredi.
Les fortes chaleurs seront de retour ce week-end des 4 et 5 juillet, "sans doute au-dessus de 35°C", précise le prévisionniste de Météo-France Patrick Galois. Celles-ci vont devenir de plus en plus fréquentes sur le pays.
Cet anticyclone pourrait s'installer durablement, environ jusqu'au 14 juillet. Mais "il reste difficile, à cet horizon de prévision, d'être plus précis sur l'intensité des fortes chaleurs", tempère Elenie Alfera. "La fiabilité des modèles diminue sensiblement au-delà de cinq à sept jours", rappelle La Chaîne Météo.
Deux scénarios possibles
Les scénarios divergent à partir du 6 juillet, sur des critères d'intensité, de durée et d'étendue de la chaleur. D'un côté, le modèle américain GFS "privilégie actuellement un scénario particulièrement chaud", informe La Chaîne météo.
Avec l'arrivée d'une poussée d'air saharien, "les températures pourraient de nouveau atteindre, voire dépasser, les 35°C sur de nombreuses régions, avec un risque de canicule si cette chaleur venait à durer plusieurs jours".
De l'autre côté, le modèle européen CEP (IFS) prévoit un scénario plus modéré, avec de fortes chaleurs "moins généralisées et probablement moins durables". Seuls la moitié sud et le centre du pays seraient concernés.


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