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La mairesse de Verdun plaide pour la création de nouveaux accès au fleuve

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La mairesse de Verdun, Céline-Audrey Beauregard, a profité jeudi de la journée de sensibilisation à la sécurité de la plage urbaine de son arrondissement pour demander plus d’infrastructures permettant l’accès au fleuve à Montréal. Elle a également réitéré les messages de sécurité à destination des baigneurs et des visiteurs de la plage très fréquentée par les Montréalais en période estivale.

Lors d’une conférence de presse organisée en collaboration avec la Société de sauvetage du Québec, Mme Beauregard a rappelé l’engouement pour une plage devenue un incontournable. « Ce n’est pas seulement une infrastructure verdunoise, c’est une infrastructure montréalaise », a-t-elle souligné.

Selon elle, environ 3500 personnes par jour se rendent à la plage qui avait été conçue pour 350 personnes. Ce grand volume de visiteurs, ainsi que les températures extrêmes, pousse à l’élargissement des horaires d’ouverture, mais pas de la zone de baignade.

Ce sont des investissements beaucoup trop importants pour son arrondissement, qui pourraient atteindre des millions de dollars, a avancé la mairesse. Pour Mme Beauregard, la solution serait plutôt d’encourager d’autres accès sécuritaires à l’eau, un peu partout à Montréal. « Ce n’est pas Verdun uniquement qui peut prendre toute la charge pour Montréal », a-t-elle indiqué aux médias présents.

La mairesse Beauregard a tenu à rappeler que la Fondation Rivières a identifié 57 sites à Montréal où la qualité de l’eau permettrait la baignade. Pour ce faire, il serait judicieux selon elle de sélectionner quelques-uns de ces sites et de penser à des infrastructures légères, à coût moins élevé qu’une plage.

« Il ne faut pas oublier que pour se rafraîchir les gens vont parfois faire plusieurs kilomètres. Alors pourquoi ne pas leur proposer […] une option à proximité ? », a-t-elle expliqué.

Une récente étude a mis en avant le peu de plans d’eau publics auxquels ont accès les Québécois. À Montréal, chaque habitant a droit à 4 centimètres de berge.

La sécurité, une responsabilité collective

La popularité de la plage urbaine de Verdun vient aussi avec une responsabilité collective, selon la mairesse Beauregard. « Le message est simple : la plage est sécuritaire lorsque l’on respecte les consignes ». À noter que les noyades dans le secteur lors des dernières années se sont produites hors de la zone de baignades autorisées ou des heures d’ouvertures.

Suivre les conseils de sécurité « est la meilleure façon d’avoir des anecdotes à raconter plutôt que des drames », exprime le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins. Ayant lui-même été sauveteur, il indique que les citoyens surestiment leur capacité lorsque l’on parle d’eau et de courant.

Parmi les exemples mentionnés d’infrastructures mises en place pour assurer la sécurité des usagers figurent la digue permettant de réduire les courants, les bouées de délimitation, les affichages de sécurité et la présence de sauveteurs et de gardes de sécurité.

« Il y a de bons aménagements, une bonne présence des sauveteurs et une responsabilité individuelle de se limiter dans la zone [sécuritaire] », résume M. Hawkins.

« Quelque chose de rassembleur »

Le manque d’accès à l’eau est partagé par des baigneuses que Le Devoir a rencontrées sur place. Parmi elles, Gaëlle Noël, qui réside dans l’arrondissement depuis deux ans. Elle trouve la plage sécuritaire et les consignes bien indiquées, mais apprécierait plus d’accès à l’eau sur l’Île de Montréal pour désengorger le lieu.

Vivian et Camylle sont du même avis. Pour la première, la présence de points d’accès à l’eau sur l’île est un avantage pour ceux n’ayant pas de voiture, de moyens de voyage. « C’est quelque chose de rassembleur », ajoute son amie.

Sandra Butel, résidente du quartier, a choisi Verdun pour sa plage. Elle dit se sentir plus en sécurité depuis que des balises sont indiquées autour de la zone sécuritaire. « Les sauveteurs et la sécurité font que les gens s’entendent mieux ».

« La discipline est extra, car elle permet la tranquillité de tout le monde », indique Régine Oswald dont la fille habite le quartier depuis octobre dernier. Elle compare son expérience avec la France où beaucoup de points d’eau ne sont pas surveillés. « Il y a beaucoup plus de respect entre les citoyens. »

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