NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Temps de lecture :

Samia dans son environnement nord-côtier. Photo Josée-Anne Pouliot
En accueillant la jeune labernoise Samia, destinée à devenir une chienne d’assistance de la Fondation Mira, Josée-Anne Pouliot et sa famille ont accepté bien plus que la présence d’un chiot à la maison. La famille Pouliot-Bourassa a choisi de consacrer une année de leur quotidien à préparer un futur compagnon qui changera la vie d’un bénéficiaire.
À première vue, Samia ressemble à n’importe quel chiot curieux de quatre mois. Pourtant, derrière son foulard rouge de la Fondation Mira se cache déjà une mission bien précise.
Depuis le mois de mai, la jeune labernoise partage le quotidien de Josée-Anne Pouliot, toiletteuse à Chute-aux-Outardes, de ses deux jeunes filles, de son conjoint et des autres animaux de la famille.
Pendant 12 à 18 mois, leur rôle consiste à lui enseigner les bases qui feront peut-être d’elle un futur chien d’assistance destiné à une personne non voyante, à mobilité réduite, à un enfant ayant un trouble du spectre de l’autisme ou encore à un milieu de travail spécialisé.
« Le travail de la famille d’accueil, c’est de lui apprendre à vivre », résume Mme Pouliot.
Selon elle, il n’existerait actuellement aucune autre famille d’accueil Mira sur la Côte-Nord, bien qu’elle ne puisse l’affirmer avec certitude. « J’ai demandé dans le groupe des familles d’accueil et je n’ai eu aucune réponse. Je pense qu’on est les seuls, mais je ne peux pas le confirmer à 100 % », précise-t-elle.
Josée-Anne Pouliot et sa fille et la jeune chienne Mira. Photo Anne-Sophie Paquet-T.
Un engagement qui demande du temps
L’idée de devenir famille d’accueil ne date pas d’hier. Connaissant déjà la Fondation Mira, Mme Pouliot a décidé de soumettre sa candidature après avoir vu un appel lancé à la télévision. « Je me suis dit que ça ne coûtait rien d’essayer ».
Quelques mois plus tard, Samia faisait son entrée dans leur maison.
Si les soins vétérinaires, la nourriture et les équipements sont pris en charge par Mira, l’engagement demeure entièrement bénévole. Les nombreux déplacements vers la région de Montréal, l’hébergement et les frais liés aux voyages sont assumés par la famille. Une réalité qui se fait particulièrement sentir lorsqu’on habite sur la Côte-Nord.
« Le plus difficile, c’est vraiment les déplacements », explique-t-elle.
Socialiser… partout
Contrairement à ce que plusieurs pourraient croire, le travail d’une famille d’accueil ne consiste pas à dresser le chien à accomplir des tâches spécialisées. L’objectif est plutôt de lui faire découvrir le plus d’environnements possible afin qu’il demeure calme en toute circonstance.
Traversier, épiceries, restaurants, salle de spectacle, magasins, carnaval, événements scolaires, bref Samia accompagne désormais la famille presque partout. « Quand on sort, elle sort avec nous », résume Mme Pouliot.
Samia lors d’une représentation à la salle de spectacle de Baie-Comeau. Photo Josée-Anne Pouliot
Foulard ou harnais ?
La présence de Samia dans les commerces attire inévitablement les regards. L’occasion, aussi, de rappeler quelques règles de savoir-vivre.
Un chien portant le foulard Mira est toujours en période de socialisation. Il peut être approché, mais uniquement après avoir obtenu la permission de son accompagnateur. Un chien portant le harnais officiel est quant à lui déjà un chien d’assistance au travail et ne doit pas être dérangé. « Le plus important, c’est de demander avant de la flatter », rappelle Mme Pouliot.
Elle invite également les citoyens à éviter d’attirer l’attention du chiot en l’appelant ou en faisant des bruits. « On veut que le chien reste concentré sur son maître ».
À la maison aussi, plusieurs règles doivent être respectées. Pas de balle, pas de jeux de tir, pas de baignade, pas de canapé ni de lit. L’objectif est de bâtir une base commune avant que Mira poursuive sa formation spécialisée selon le futur bénéficiaire.
Une séparation inévitable
Comme toutes les familles d’accueil, les Pouliot-Bourassa savent que Samia ne leur appartiendra jamais vraiment. À la fin de son parcours, si elle réussit son évaluation, elle poursuivra sa formation avant d’être jumelée à un bénéficiaire.
Pour Jordanne, 8 ans, cette réalité est déjà bien comprise. « Ça va être triste, mais si elle aide quelqu’un, ce sera mission accomplie », explique-t-elle d’un commun accord avec sa maman.
« On s’attache, mais d’une autre façon. On veut surtout l’amener là où elle pourra faire une différence », précise Josée-Anne Pouliot. Malgré les sacrifices et les nombreux kilomètres à parcourir, la famille ne regrette pas son choix. « C’est beaucoup de temps, mais c’est aussi un don de soi. À date, je le referais. »
Anne-Sophie Paquet-T.
Active dans les médias depuis 12 ans, Anne-Sophie Paquet-T a œuvré à la radio et à la télévision comme animatrice, chroniqueuse et reporter terrain. Journaliste... Lire la suite
À lire également
20e anniversaire de la RBMU : appel aux artistes pour la création d’un magazine collectif
Baie-Comeau : un duo mère-fille se lance en pâtisserie


23 hour_ago
15



























.jpg)






French (CA)