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Les Bourses européennes ont clôturé en recul jeudi, ballotées par les signaux contradictoires en provenance du Moyen-Orient qui n'ont pas empêché la reprise de la hausse du pétrole.
Paris a perdu 0,98%, Francfort a reculé de 1,50% et Londres a baissé de 1,33%. Milan termine également dans le rouge (-0,71%). Le Brent de la mer du nord s'échange toujours à plus de 100 dollars.
La Bourse de Bruxelles continue d'alterner entre bonnes et mauvaises journées. Jeudi, l'indice Bel 20 a reculé de 0,93 % à 5 006,12 points, en raison d'un regain de nervosité au Moyen-Orient.
La situation toujours très instable
"À chaque séance durant laquelle le prix du pétrole reste au-dessus de 100 dollars, le climat sur le marché actions se dégrade. Le risque de stagflation augmente constamment et peut conduire à une récession, en particulier en Europe", estime Andreas Lipkow, de CMC Markets.
"On est sur un marché qui continue d'afficher davantage de prudence, mais on est loin d'un scénario de panique et de capitulation des investisseurs. Nous ne sommes pas un scénario qui envisage une récession", selon Amélie Derambure, gestionnaire de portefeuilles à Amundi.
"D'une manière globale, ce qui est intéressant, c'est de voir qu'une grande majorité des investisseurs continue de penser que la guerre sera achevée avant la fin du mois d'avril", ajoute-t-elle.
"Des rebonds techniques sont possibles. Mais un retour durable de la hausse [des Bourses] est subordonné à un début de négociations entre les Américains et les Iraniens. Nous en sommes loin, a priori", nuance Christopher Dembik, de Pictet Asset Management.
"Nous ne pourrons pas combler le volume perdu" : le GNL américain sous pressionUmicore et Aperam en tête des baisses
Le repli était généralisé. Dix-huit des vingt actions composant l'indice ont terminé en baisse. Les reculs ont été menés par Umicore et Aperam. Le groupe de métaux a chuté de 3,14 % à 16,37 euros, tandis que le producteur d'acier inoxydable a perdu 2,64 % à 34,72 euros.
UCB a cédé 1,02 % pour clôturer à 251,30 euros. Le groupe pharmaceutique avait pourtant reçu un avis positif du comité scientifique de l'Agence européenne des médicaments pour l'administration de son médicament Zilbrysq sous forme de stylo prérempli chez des patients atteints de myasthénie grave généralisée. Entre-temps, ING avait toutefois abaissé son objectif de cours pour le titre de 310 à 306 euros.
Parmi les valeurs de l'indice, seules Azelis et argenx ont progressé. Le distributeur de produits chimiques a gagné 2,17 % à 8,23 euros, tandis que la société de biotechnologie a progressé de 0,10 % à 601,80 euros.
L'avis des brokers
Tessenderlo (-12,2% à 21,7 euros) a été confirmé à "conserver" chez Degroof Petercam, avec une cible ajustée de 27 vers 26 euros suite à la publication de résultats inférieurs aux attentes pour 2025. "La deuxième partie de l'année a été difficile, et les objectifs de la direction pour 2026 sont décevants, avec une stabilité attendue au niveau du résultat opérationnel". Et l'analyste de souligner qu'il va devoir ajuster fortement à la baisse (plus de 10%) ses attentes pour le bénéfice par action.
Jensen (-1,8% à 64 euros) a vu sa cible relevée de 67,5 vers 70 euros chez KBC Securities suite à la publication des chiffres pour 2025, avec une note maintenue à "accumuler". L'analyste pointe la bonne tenue du carnet de commandes, qui constitue une indication favorable pour l'activité en 2026. "Le groupe aborde la nouvelle année avec des projets prometteurs, au sortir d'une année record pour le chiffre d'affaires et la rentabilité, ce qui devrait déboucher sur une poursuite de la création de valeur".
CP Invest (-1,7% à 11,94 euros) a été descendu d' "accumuler" vers "conserver" chez KBC Securities, avec une cible fixée à 13,5 euros suite à la publication de résultats conformes aux attentes pour 2025. L'analyste juge "décevants" les objectifs fixés par la direction pour l'année qui vient de commencer. "L'écart avec les attentes du consensus s'explique par la faillite d'Apricusa, par une indexation moins rapide, et par des baisses de loyer consenties pour certains opérateurs de maisons de repos".
G.Se.
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