NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Impatients de voir une nouvelle réforme du régime forestier au Québec, des acteurs de la forêt mettent leurs intérêts divergents de côté. Syndicats, Premières Nations, environnementalistes et gestionnaires touristiques tentent de trouver des solutions durables pour l’avenir de l’écosystème forestier et des emplois.
Le projet de loi 97 a été abandonné par la Coalition avenir Québec en septembre 2025 devant une vague d’insatisfaction. Plutôt que de rester les bras croisés, des intervenants ont décidé d’être proactifs. Chaque mois, le comité formé d’une vingtaine de personnes se rencontre pour rédiger un document à remettre au prochain gouvernement.
De voir ces organisations, ces gens qui continuent de mettre du temps et de l’énergie pour trouver des solutions pour la forêt, pour les communautés forestières, c’est vraiment inédit.

Alice-Anne Simard est directrice générale de l'organisme Nature Québec.
Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens
C’est l’organisme Nature Québec qui est à l’origine du mouvement. Les géants de l’industrie comme Domtar ne sont pas présents autour de la table. Pour les plus petites entreprises forestières, un représentant se joint au groupe de façon ponctuelle.
On ne s’entend pas, des fois, on s’obstine c’est certain, mais on réussit à trouver des consensus, des voies de passage pour avoir des solutions concrètes, explique Alice-Anne Simard.

Des coupes forestières ont lieu sur le territoire de la Zec Martin-Valin.
Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens
Comment est-ce qu’on s’en sort ?
Le constat est commun : ça ne va pas, affirme sans détour le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier, qui représente les travailleurs de l’industrie.
Parmi les solutions apportées, il y a la diversification de la transformation du bois. Là, on est beaucoup beaucoup assis sur un marché de commodité, on vend du 2 par 4 aux États-Unis, ou on vend du papier. Maintenant on peut fabriquer des matériaux de construction, aider à diminuer l’empreinte carbone des différents bâtiments, énumère-t-il.

Daniel Cloutier est le directeur québécois d'Unifor.
Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens
Des communautés autochtones se sont souvent opposées aux coupes forestières, notamment lors des barrages à l’été 2025. Il semble toutefois régner un climat de bonne entente autour de la table du regroupement. C’est la première fois qu’autant de gens de différents milieux unifient leur voix, remarque le chef Anishnabe de Lac-Simon Lucien Wabanonik, qui demande notamment le respect des droits ancestraux des Premières nations.
On est compatissants avec les travailleurs, on ne met pas les gens de côté, on a tous besoin de mettre du pain et du beurre sur la table comme tout le monde. Mais s’il ne reste plus de territoire de qualité ou de forêt de qualité, qu’est-ce qui nous reste ?, note Lucien Wabanonik.

Lucien Wabanonik entend faire respecter les droits de sa communauté sur son territoire ancestral.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Le projet de loi 11, surnommé la mini-réforme du régime forestier, a été adopté à l’Assemblée nationale à la mi-juin. Ces mesures sont jugées à trop court-termes par les membres du regroupement, qui demande une meilleure prévisibilité des coupes et une vision sur des dizaines d’années pour l’avenir de la ressource.
Enjeu électoral
Le groupe souhaite d’abord que la forêt fasse partie des discussions lors des prochaines élections provinciales. Les rencontres se poursuivent d’ici là.
Les associations récréotouristiques se sentent enfin écoutées, ce qui, selon eux, n’était pas le cas lors des consultations menées par la CAQ.
Dans le projet de loi, on faisait complètement disparaître toute notion relative aux pourvoiries. On ne peut pas dire qu'on va tenir compte de nos préoccupations, se désole Dominic Dugré, le directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec.

Le président de la Fédération des pourvoiries du Québec Dominic Dugré s'inquiète de voir les territoires récréotouristiques rapetisser avec des coupes forestières.
Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens
Selon lui, sans une voix forte du milieu touristique, les territoires protégés pouvaient facilement être grugés par des coupes forestières.
Le groupe compte déposer un document avec leurs propositions au prochain gouvernement en place.


12 hour_ago
26



























.jpg)






French (CA)