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Les usagers des terrains de tennis du Stade IGA, des installations publiques construites avec des fonds publics et dont l’administration est financée par des fonds publics, ont-ils le droit de choisir eux-mêmes leur entraîneur? Par ailleurs, ces citoyens ont-ils le droit de décider combien ils sont prêts à payer pour avoir droit à des leçons de tennis? Et Tennis Canada peut-elle se comporter comme si le Stade IGA était un club privé?
En août dernier, pendant l’Omnium Banque Nationale, les médias ont fait grand état du conflit territorial qui oppose Tennis Canada aux citoyens des quartiers Villeray et Parc-Extension, voisins du parc Jarry.
La fédération de tennis, dont l’empreinte sur le parc s’est considérablement accrue au fil des ans, envisage d’occuper encore plus d’espace afin d’y ériger un nouveau stade de 15 000 places. Tennis Canada a l’intention de solliciter plusieurs centaines de millions en fonds publics pour financer cette construction.
Pour vendre leur projet, les dirigeants de Tennis Canada insistent toujours, notamment, sur le caractère communautaire de leurs installations. Et sur le fait qu’en dehors de la période de préparation et de présentation de l’Omnium Banque Nationale, les terrains du complexe du Stade IGA sont ouverts à la population.
Il faut toutefois débourser entre 3 $ (pour un joueur d’âge junior en été) et 40 $ (pour un adulte en hiver) l’heure pour utiliser un terrain. En plus, selon l’entente liant la Ville de Montréal à la fédération, l’administration municipale verse cette année des honoraires de 2,15 millions $ à Tennis Canada pour assurer la gestion des installations du parc Jarry. Cette somme est indexée chaque année.
Or, il semble que ces installations ne soient plus aussi accessibles qu’on le prétend. Une quinzaine d’entraîneurs de tennis rapportent qu’une seconde bataille territoriale fait actuellement rage, mais cette fois, à l’intérieur même du complexe de tennis. La fédération, estiment-ils, tente de se forger un monopole dans le domaine des leçons offertes au grand public.

Le stade montréalais sous la pluie
Photo : The Canadian Press / Graham Hughes
Depuis le 1er décembre 2025, les entraîneurs qui ne détiennent pas les certifications délivrées par Tennis Canada se voient interdire le droit d’enseigner le tennis dans les installations du Stade IGA. Tennis Canada a récemment confié à Tennis Montréal le mandat de faire respecter cette politique et d’assurer la gestion des leçons privées au Stade IGA.
Selon Geneviève Marchand, directrice responsable des opérations événementielles et des tournois de Tennis Canada, il en coûte entre 700 $ et 1900 $ pour suivre les différentes certifications offertes par la fédération. Plus le niveau de certification est élevé, plus la formation coûte cher.
Tennis Montréal est un OBNL qui gère l’offre tennistique dans les parcs de la Ville de Montréal depuis près de 40 ans. Mais Tennis Montréal ne gère les leçons privées d'aucun autre parc de la Ville parce que ce n’est ni son mandat ni sa mission.
En plus de détenir une certification de Tennis Canada, les entraîneurs qui souhaitent enseigner au Stade IGA doivent débourser quelque 150 $ chaque année pour adhérer à l’Association des professionnels du tennis (APT).
De surcroît, Tennis Canada et Tennis Montréal s’immiscent désormais dans les relations entraîneur-client. Tennis Canada décide ainsi quels tarifs peuvent être exigés par les entraîneurs. Plus leur niveau de certification est élevé, plus la fourchette de tarifs autorisée est élevée.
C’est par souci de transparence que nous avons établi des fourchettes de tarifs. Pour nous, c’est important de valoriser le niveau de certification.
Tennis Montréal s’octroie même la responsabilité de percevoir l’argent des clients au nom des entraîneurs, qui sont des travailleurs autonomes, et de leur verser une paie. Au passage, l’OBNL impose toutefois aux entraîneurs des frais administratifs de 4 $ pour chaque heure de leçon offerte!
Tout ça repose sur du mensonge et de faux prétextes. C'est de l’intimidation, c'est du harcèlement. C’est incroyable!, affirme Simon Beaucaire, indigné.
Âgé de 52 ans, M. Beaucaire enseigne le tennis depuis plus de 20 ans. Originaire de Saint-Léonard, ce Montréalais a joué au niveau provincial jusqu’à l’âge de 15 ans. Mais il a brièvement quitté son sport parce que la logistique nécessaire à la fréquentation d’un programme sport-études sur la Rive-Sud était devenue compliquée.
Il a renoué avec le tennis au début de l’âge adulte. Puis, au fil des ans, il s’est forgé une clientèle intéressante en enseignant à tous les niveaux, qu’il s’agisse de programmes sport-études, de jeunes qui compétitionnent ou d’adultes qui veulent juste s’améliorer pour mieux pratiquer leur sport favori.

Simon Beaucaire
Photo : fournie par Simon Beaucaire
Fait à souligner, Simon Beaucaire est titulaire d’une certification de niveau 2 de Tennis Canada. Selon la réglementation mise de l’avant par Tennis Canada, il a donc le droit d’enseigner au Stade IGA.
Ce que je prétends, c'est que Tennis Canada a le droit d'offrir des certifications. Les gens ont le droit de s'inscrire et de les suivre. Je l'ai moi-même fait à une certaine époque. Je n'ai jamais fait des certifications postérieures au niveau 2 parce que je trouve que ça ne vaut pas la peine et que ça amène peu d'informations. Donc, que des gens suivent ces formations et paient pour ça, je ne suis pas opposé à ça.
Mais de me faire dire que ces formations sont obligatoires pour enseigner le tennis, c'est là que ça tombe dans le mensonge, explique-t-il.
Ça fait 8 ou 10 ans qu'ils essaient de faire croire à tout le monde que la certification de Tennis Canada est obligatoire pour enseigner le tennis au Canada, alors que moi, je prétends qu'elle ne l'est pas. Ça ne repose sur aucune base légale. Tennis Canada, ce n’est pas l’Ordre des médecins ou le Barreau du Québec.
Là-dessus, Simon Beaucaire touche un point intéressant. Tennis Canada, tout comme Hockey Québec ou Baseball Québec, peut fort bien exiger que les entraîneurs de ses programmes de développement soient titulaires de certifications délivrées par la fédération pour enseigner aux athlètes membres de ces fédérations.
Mais on voit mal comment Hockey Québec pourrait déterminer à quels entraîneurs — et à quels tarifs — des adultes œuvrant dans une ligue de garage devraient confier le mandat de leur offrir des leçons de perfectionnement. Même chose pour Baseball Québec avec les joueurs d’une ligue récréative.
On peut donc se demander quels méandres les dirigeants de Tennis Canada et de Tennis Montréal ont pu emprunter pour en venir à la conclusion qu’ils détiennent dorénavant ce droit. Par exemple, comment peut-on empêcher un néophyte de réserver un terrain public et de se faire offrir des leçons par son beau-frère qui pratique le tennis depuis 20 ans? Tennis Canada prétend pouvoir interdire ces pratiques au Stade IGA.
On marche ici sur un très mince fil.

Des entraîneurs privés contestent les exigences de Tennis Canada et de Tennis Montréal.
Photo : Getty Images / Cameron Spencer
Ce qu'on voulait faire, c'est d'offrir l'opportunité aux usagers de continuer à suivre des cours privés dans nos installations. Par contre, on voulait s'assurer que le personnel enseignant détient une certification de l'APT. On voulait vraiment maintenir la relation de confiance avec les usagers. Quand les gens viennent ici au Stade IGA, c'est important pour nous qu'ils sachent qu'il y a des mesures qui sont prises pour assurer les plus hauts standards en termes de qualité d'enseignement, explique Geneviève Marchand.
Depuis que ces règles ont été mises en vigueur, j'ai des collègues qui ont été formés dans d'autres pays, en France, en Afrique, en Croatie, peu importe, qui ont obtenu des certifications de tennis qui sont plus élevées que celles offertes ici et qui se voient refuser l'accès au Stade IGA, rétorque Simon Beaucaire.
Auprès de sa clientèle, M. Beaucaire dit se retrouver dans une situation un peu loufoque. Quand il enseigne au Stade IGA, il doit augmenter ses tarifs habituels pour se conformer aux fourchettes de tarifs décrétées par Tennis Canada. Bref, ses clients sont pénalisés.
Antoine Massicotte se retrouve dans la situation inverse à celle de Simon Beaucaire. Cet ancien joueur de division 3 de la NCAA enseigne le tennis depuis 16 ans. Il est diplômé en kinésiologie et détient une certification d’entraîneur de tennis acquise à l’international. Il devrait baisser ses tarifs s’il voulait enseigner au Stade IGA.
Mes tarifs sont légèrement plus élevés que la moyenne, mais j’estime offrir une valeur ajoutée à mes clients. Je ne suis pas juste un professionnel de club de niveau 1. Je suis un professionnel de club de niveau 1 avec 16 ans d'expérience, qui est détenteur d’un baccalauréat en kinésiologie et d’une certification faite à l’international.
Je n’ai jamais fait de publicité, et pourtant, mes horaires de cours sont toujours complets. Qui sont les gens de Tennis Canada pour prétendre fixer les tarifs? La simple loi du marché devrait s’appliquer, dit-il.
Les gens ne sont pas imbéciles. S’ils ont un entraîneur qui n’est pas suffisamment qualifié pour le prix exigé, ils vont aller ailleurs.
En observant les nouvelles pratiques en vigueur au Stade IGA, Antoine Massicotte dit ne pas avoir de mal à croire qu’il s’agit d’une sorte de cheval de Troie. Selon lui, il est facile d’imaginer que Tennis Montréal et Tennis Canada tenteront ensuite d’imposer leurs tarifs, leurs frais de gestion et leurs frais de formation dans tous les autres parcs publics de la Ville.
Nous sommes dans des plateaux sportifs avec une vocation publique. C’est d’autant plus important d'encadrer, de s'assurer de cette pratique commerciale-là (les cours), sur des terrains qui servent aux citoyens, soit déclarée et encadrée, argue Geneviève Marchand.
Imaginons un instant le tollé si n’importe quelle autre fédération adoptait des règles semblables pour réglementer ou monétiser, par la bande, l’utilisation récréative des plateaux sportifs publics construits grâce aux impôts des citoyens.
Jean-Marc (nom fictif) a joué au tennis sur la scène nationale dans les rangs juniors et il a compétitionné aux premiers échelons professionnels en Europe. Cet entraîneur a demandé à ce que son identité ne soit pas révélée afin de préserver certaines de ses relations dans le milieu.
Jean-Marc enseigne le tennis depuis plus de 20 ans. Il vient notamment de développer quelques jeunes qui ont atteint la première division de la NCAA. Mais il refuse totalement de se soumettre aux nouvelles exigences de certification de Tennis Canada.
Le tennis, argue-t-il, est un sport complexe qu’il faut avoir pratiqué à un certain niveau si on veut pouvoir l’enseigner. Or, affirme-t-il, n’importe quel jeune de 15 ou 16 ans peut obtenir une certification d’entraîneur en l’espace de quelques fins de semaine, en déboursant quelques centaines de dollars. A contrario, il cite le cas de Jorge Fernandez, le père de Leylah Annie Fernandez, qui a formé une championne sans détenir de certification de Tennis Canada.

Les exigences de Tennis Canada ne font pas l'unanimité.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
De façon générale, les entraîneurs interrogés se montrent d’ailleurs très critiques de la qualité du système de développement de Tennis Canada. Les bons joueurs du Canada sur la scène internationale, arguent-ils, ont surtout été développés ailleurs, à l’extérieur de la structure.
Par ailleurs, Jean-Marc perçoit comme un abus de pouvoir inacceptable le niveau de contrôle administratif que Tennis Canada et Tennis Montréal tentent de s’octroyer.
Je suis un travailleur autonome. Quand j’établis mes prix, ça inclut la TPS, la TVQ et mes dépenses professionnelles. Ça inclut tout. Pourquoi aurais-je besoin de Tennis Canada ou Tennis Montréal pour gérer mon entreprise et mes heures de travail? Je n’ai pas besoin d’eux puisque je le fais depuis de nombreuses années! Leur présence dans le portrait ne me procure aucun avantage. Zéro! Et surtout, pourquoi mes clients paieraient-ils plus cher? demande-t-il.
Il y a neuf ans, Simon Beaucaire avait fait les manchettes parce qu’il avait poursuivi Tennis Montréal et Tennis Canada pour le même genre de conflit.
Avant de se retrouver devant un juge, Tennis Montréal et la Ville de Montréal avaient alors réglé le litige à l’amiable en versant 5000 $ à l’entraîneur pour compenser une partie des revenus qu’il disait avoir perdu. Les prétentions de Tennis Montréal voulant que seuls les entraîneurs reconnus par l’OBNL pouvaient enseigner dans les parcs de la Ville avaient alors cessé.
Tennis Canada avait pour sa part poursuivi sa défense jusqu’à la Division des petites créances de la Cour du Québec.
Adoptée en 2015, la réglementation de Tennis Canada prévoyait alors que tout usager du Stade Uniprix [l’ancien nom du Stade IGA, NDLR] ne peut donner ou recevoir de cours de tennis rémunérés si ces cours ne sont pas offerts par un entraîneur de Tennis Montréal, Tennis Québec ou Tennis Canada. La réglementation du Stade Uniprix restreignait aussi les heures d’utilisation des entraîneurs dits indépendants.
Cette politique était mise en place, expliquait alors la fédération, afin de mieux répondre à la demande grandissante en desservant un plus grand nombre d’usagers et aussi pour préserver l’intégrité des cours de tennis offerts au Stade Uniprix.
En 2019, une juge de la Division des petites créances avait débouté M. Beaucaire. La magistrate ne s’était toutefois pas exprimée quant à la légalité des règles adoptées par Tennis Canada. Malgré sa réglementation, la fédération continuait à l’époque de tolérer la présence d’entraîneurs dits indépendants dans ses installations du parc Jarry. L’existence d’une discrimination envers ces derniers n’avait donc pas été démontrée, concluait le tribunal.
Après ce verdict, la question étant restée en suspens, Tennis Canada avait continué à laisser les entraîneurs indépendants offrir des cours à leurs clients sans entrave. Mais la fédération semble récemment avoir ressorti son vieux cahier de jeux. En conséquence, une quinzaine d’entraîneurs s’estiment forcés de reprendre ce combat contre l’interventionnisme et la soif de contrôle de Tennis Canada et de Tennis Montréal.
Les versions des entraîneurs interrogés vont dans le même sens. Tennis Canada a commencé par faire savoir aux entraîneurs qu’ils auraient dorénavant le droit d’utiliser les courts intérieurs du Stade IGA seulement une heure par jour. On leur a expliqué que cette décision était motivée par la nécessité d’offrir un meilleur accès à la population montréalaise.
Radio-Canada a d’ailleurs pu consulter un courriel annonçant à un entraîneur que ses accès aux terrains du Stade IGA étaient révoqués pendant plusieurs semaines parce qu’il avait passé trois heures sur un court intérieur quelques jours auparavant.

Les qualifications se poursuivent en vue des Internationaux des États-Unis.
Photo : Getty Images / AFP/TIMOTHY A. CLARY
Mais quelques semaines plus tard, l’accès devant être offert à la population ne semblait plus être une préoccupation.
Quand ils nous ont présenté leur dernière politique, il n’y avait plus de limite à la quantité de cours que nous pouvions offrir. Si on s’inscrivait sur leur plateforme internet, si on déboursait une palette pour obtenir leurs certifications et si on les laissait prélever 4 $ pour chacun de nos cours, il n’y avait plus de problème. On pouvait dorénavant enseigner 10 heures par jour, raconte Simon Beaucaire.
On assiste présentement à un coup de force. Tennis Canada nous dit que sa certification est soudainement obligatoire parce que ça va lui rapporter de l’argent. Ce n’est pas plus compliqué que ça! Nous ne sommes régis par aucun ordre professionnel et ils n’ont pas le droit d’imposer leur formation, leurs tarifs ni les frais de 4 $ qu’ils perçoivent, conteste-t-il.
La représentante de Tennis Canada présente plutôt ce carcan comme un service offert aux entraîneurs et aux usagers.
Ce sont la transparence et l'intégrité qui nous ont motivés à choisir que les transactions entre les clients et les entraîneurs passent par une plateforme électronique. Ça permet de remettre des factures aux clients, ça permet aussi de remettre un relevé de paie aux coachs.
Des frais administratifs sont perçus pour assurer des frais associés à la gestion du logiciel, aux transactions faites à l’aide de cartes de crédit et au personnel affecté au service à la clientèle. Tennis Montréal doit aussi payer une firme comptable et émettre des paies. ll y a des frais attachés à ce service, assure-t-elle.
Par ailleurs, dénoncent les entraîneurs, Tennis Canada et Tennis Montréal n’y vont pas avec le dos de la cuillère pour tenir à l’écart ceux qui refusent de se soumettre à leurs mesures de contrôle. Le complexe du Stade IGA, disent-ils, a désormais des allures de forteresse.
Ça fait 20 ans que je fréquente cet endroit et je n'ai jamais vu une chose pareille. Une guérite automatique a été installée. Il faut produire un code QR pour entrer et tu te fais scanner sans arrêt. En plus, il y a un gardien de sécurité qui intervient dès que quelqu’un semble donner des conseils sur le terrain! raconte Simon Beaucaire.
Nous sommes dans une place publique qui prétend faire la promotion du tennis. Et on a un gardien de sécurité et des caméras qui surveillent ce que les gens font sur les courts. Qu'est-ce qui se passe au juste?
Radio-Canada a pu consulter un courriel envoyé par Tennis Canada à un entraîneur soupçonné d’avoir offert un cours au Stade IGA. L’entraîneur se défendait en disant avoir seulement échangé des balles avec une amie. Il affirmait par ailleurs ne pas avoir été rémunéré pour cette activité.
Notre objectif avec ce règlement et les Conditions d’utilisation du Stade IGA est d’encadrer toute forme d’enseignement ou d’encadrement technique sur les terrains, qu’il soit rémunéré ou non. (…) Dès lors que le comportement adopté sur les terrains prend l’apparence d’un encadrement structuré, le Stade IGA a le devoir d’intervenir conformément à ses Conditions d’utilisation, pour préserver l’équité et le cadre professionnel de ses installations, lui a répondu Tennis Canada.
J'ai voyagé et j'ai enseigné à bien des endroits dans le monde. Je n’ai jamais vu un autre endroit qui fonctionnait de cette façon, soutient Jean-Marc.
Je me rends parfois au Stade IGA avec six balles pour faire des sessions de frappe. Pas pour offrir des leçons parce qu’on m’interdit d’apporter mon panier. Et là, je me sens épié. C’est complètement surréaliste. On parle ici de tennis, je le rappelle déplore-t-il.
Je vous dirais que ce n'est pas du tout ce qui se passe. On est vraiment dans le contrôle régulier d'installations qui accueillent du public.
C'est certain qu'on avait un travail de communication à faire pour aviser les gens que ce programme-là existait et pour les renseigner sur les façons de participer. Je vous dirais que c'est plus un travail de communication que de contrôle. Si on veut qu'un programme fonctionne, il faut avoir un certain nombre de contrôles. Sinon, c'est sûr que ça ne fonctionnera pas, plaide-t-elle.
Ce conflit soulève des questions très importantes sur l’étendue des pouvoirs que peuvent s’octroyer les fédérations sportives dans la pratique d’activités récréatives dans des installations publiques. Et sur le pouvoir des fédérations à réglementer la libre entreprise ou à s’immiscer dans des relations d’affaires impliquant des tierces parties.
Il sera donc intéressant de voir si les tribunaux seront à nouveau appelés à se prononcer sur les pratiques de Tennis Canada et de Tennis Montréal.


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