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La 28e édition du Parlement jeunesse francophone de la Colombie-Britannique (PJFCB) bat son plein à Victoria depuis jeudi et se termine dimanche.
Dans l’enceinte parlementaire officielle de la province, 86 jeunes, âgés de 14 à 25 ans, débattent depuis plusieurs jours sur des sujets choisis par le cabinet du PJFCB.
Selon la vice-présidente 2026, Gabrielle Delorme, trois thèmes principaux ont été abordés cette année : l’importance du sommeil et du bien-être ainsi que la possibilité d'augmenter le temps de se reposer en journée, le chômage des jeunes et donc l'amélioration de l’accès au marché du travail, et comment diminuer la pollution sonore et lumineuse.
Selon Chloé Lukac, présidente du PJFCB 2026, les projets du sommeil et de la pollution lumineuse sont deux projets farfelus, amusants, les jeunes adorent quand les projets sont farfelus, ils peuvent ajouter des amendements rigolos.
Gabrielle Delorme ajoute pour sa part qu'il y avait beaucoup d’engagements.
Concernant le chômage des jeunes, la vice-présidente constate que le projet était un peu plus sérieux et le ton des discours en chambre était plus calme, cependant, les autres sujets, c’est sûr que les discours étaient plus amusants.
Un événement populaire… en français!
Pour les deux jeunes femmes, le PJFCB est un rendez-vous à ne pas manquer. Elles en sont respectivement à leur cinquième et sixième participation.
Cet événement-là, pour moi, ça a été un gros coup de cœur depuis le premier parlement que j’ai fait [...] J’ai encore de la misère à parler dans ce type de rencontre, donc pour moi, apprendre à le faire, et apprendre en français, c'est important surtout quand on est en francophonie en situation minoritaire, explique Gabrielle Delorme.

Pour les jeunes francophone, pouvoir débattre en français au parlement est absolument indispensable. (Photo d'archives)
Photo : Don Craig/Gouvernement de la Colombie-Britannique
Pour Chloé Lukac, le PJFCB a forgé sa personnalité. Ça fait des années qu’on fait le parlement, on a vraiment grandi à travers le parlement, et je crois vraiment que ça a permis de développer la personne que je suis, ma confiance en moi-même et parler en public.
Les deux ajoutent qu’il est important d’apprendre comment fonctionne une chambre parlementaire, ce qui peut servir dans la vie de tous les jours. Chloé Lukac insiste en particulier sur la chance de pouvoir le faire en français, une langue qu’on adore tous.
Éveiller des vocations
Certains participants se découvrent parfois une vocation politique dans ces parlements.
Même si nous, on n’est pas en route politique, on remarque des jeunes qui viennent au parlement et qui sont très passionnés par la politique, qui sont très intéressés par ces sujets-là, souligne Gabrielle Delorme.
Le parlement leur permet d’obtenir une expérience qui peut les orienter sur ce chemin de vie. C’est vraiment une opportunité incroyable pour des jeunes qui veulent aller en politique de découvrir ce monde-là, continue-t-elle.
C’est vraiment quelque chose de spécial d’être dans la chambre, renchérie Chloé Lukac.


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