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Le Centre de formation professionnelle (CFP) Lac-Abitibi, à La Sarre, offre maintenant le nouveau programme de soudage-assemblage. Des investissements de plus de 800 000 $ ont été nécessaires pour moderniser les équipements, avec notamment l'achat d'un robot-soudeur.
La transformation du programme de soudage-montage en soudage-assemblage a nécessité l’acquisition de 20 nouveaux postes synergiques plus polyvalents. On parle d’un investissement de plus de 540 000 $ réalisé avec l’aide du ministère de l’Éducation.

Un élève travaille avec une meuleuse sur une pièce qu'il assemble.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
C’est un nouveau programme qu’on a instauré cette année, qui vient remplacer le programme de soudage-montage. Il nous a amenés à faire le réaménagement d’un de nos locaux, en plus de faire des investissements majeurs en équipements, explique Philippe Campagna, directeur du CFP Lac-Abitibi.
Les 20 nouvelles machines à souder permettent de travailler avec différents métaux, de l’acier à l’aluminium, et avec de nouveaux procédés.
On veut vraiment se coller à l’industrie. Qu’est-ce qu’il y a comme nouvelles technologies et nouvelles façons de travailler? C’est de montrer vraiment la base du métier, mais en se référant à ce qu’on retrouve dans notre région. Ça permet à nos élèves d’être encore plus autonomes et prêts pour le marché de travail, affirme M. Campagna.

Des élèves consultent l'enseignant en métallurgie David Fortin, pour une pièce qu'ils sont en train d'assembler dans l'atelier de soudage.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Un premier robot collaboratif
Mais l’achat qui suscite le plus de curiosité est un nouveau robot collaboratif. Il permet aux élèves de se familiariser avec un équipement de plus en plus présent sur le marché du travail.
C'est de quoi qui est de plus en plus populaire. C'est de plus en plus accessible aussi. Donc, dans l'industrie, dans les entreprises, c'est de quoi qu'on va retrouver de plus en plus dans les prochaines années, croit Philippe Campagna.

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Le Centre de formation professionnelle Lac-Abitibi utilise des robots pour son programme de soudage.
Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas
Ce robot-soudeur est un bras articulé qui répond à des lignes de programmation informatique. L’équipement, acheté au coût de 180 000 $, là encore avec l’aide du ministère de l’Éducation, est une conception québécoise. Armé de deux poignées de soudage, le robot peut être programmé pour effectuer deux types d’opérations.
La façon que le robot travaille, c’est qu’il est d’abord programmé pour aller chercher sa poignée de soudage, puis il va se positionner et, selon les lignes qui sont programmées, il vient faire des actions, explique l’enseignant en métallurgie David Fortin.

Le robot collaboratif à l'œuvre. Il effectue une soudure sur un montage en T.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Il faut le programmer
Le robot ne prend pas nécessairement la place du soudeur. Il est surtout utilisé pour effectuer des mouvements répétitifs et produire des pièces en série, en atelier.
On a des artistes soudeurs qui vont souder très, très, très bien. L'avantage du robot, c'est que lui, il ne se fatigue pas.
Et pour actionner le robot, il faut d'abord maîtriser l’art du soudage, pour bien le programmer.

Un écran de type tablette électronique permet de programmer les opérations du robot collaboratif.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Il fait un peu le travail à notre place, mais le soudeur a quand même beaucoup de travail à faire au départ pour programmer le robot. Ça prend des connaissances. Il faut la bonne vitesse de déplacement, la bonne vitesse du métal d’apport, donc le fil de dévidage, puis le bon voltage, explique M. Fortin.
Du soudage en réalité virtuelle
L’autre grande acquisition du CFP Lac-Abitibi est un nouveau simulateur. Il représente un investissement de 80 000 $, financé par le CFP, le ministère de l’Éducation et la Commission des partenaires du marché du travail. Il facilite le recrutement de futurs élèves dans les salons et les foires d'emploi.

Ghislain Allard programme le simulateur pour un de ses élèves.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Le simulateur de soudage peut servir pour faire la promotion du programme, faire découvrir le soudage aux gens avec un équipement qui est plus facile à déplacer. On peut aussi l’utiliser pour la formation, pour débuter les procédés de soudage. Il va donner la chance à l’élève de se familiariser avec certains outils, certains procédés de soudage, explique Philippe Campagna.
Concrètement, le simulateur permet aux élèves de s’entraîner en réalité virtuelle.

Un élève s'exécute sur le simulateur. On peut suivre son travail sur un écran.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Ils ont fait une étude. Ils ont pris 20 étudiants qui ont fait du simulateur pendant un certain temps. Puis, ils ont suivi le cours de soudage avec des élèves qui n’ont pas touché au simulateur. Et le taux de succès était plus élevé avec ceux qui avaient touché au simulateur avant. Ils apprennent la vitesse d’avance. Ils apprennent leurs angles de soudage. Ils apprennent tout ça avant de commencer à souder, explique Ghislain Allard, enseignant en métallurgie.
Ce dernier a déjà hâte de l’utiliser en début de programme l’an prochain. En plus de permettre aux élèves d’expérimenter différents types d’opérations, un écran permet à l’enseignant et aux autres élèves de voir le travail de celui ou celle qui utilise l’appareil. Le simulateur évalue aussi sa performance.

L'enseignant en métallurgie Ghislain Allard.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Pour les prochaines cohortes
Marilyne Houle a fait son cours dans l’ancien programme, celui de soudage-montage. Elle fait actuellement sa spécialisation en soudage de haute pression. Elle n’aura pas eu la chance de travailler avec le robot collaboratif.
Je suis quelqu’un qui veut plus faire du chantier. Le robot, c’est quelque chose qui va moins m’atteindre, je crois, dans ma carrière. Je préfère le dynamisme du chantier, alors que l’atelier, je trouve que c’est plus routinier, raconte-t-elle.

Marilyne Houle termine sa spécialisation en soudage haute pression au CFP Lac-Abitibi.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Elle a découvert le soudage alors qu’elle travaillait dans une scierie. Elle aimait bien voir les soudeurs travailler avec leurs équipements dans toutes sortes de situations. C’est ce qu’elle a envie de faire.
Si elle n’a pas eu l’occasion de travailler avec le robot, elle a au moins pu expérimenter avec le simulateur.
Je trouve ça bien. J’aurais aimé commencer avec ça. C’est bon pour s’habituer à ce qu’on doit faire. C’est une belle machine pour les prochaines cohortes, croit Marilyne Houle.


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