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Un plombier licencié après avoir subi un violent choc électrique lors d’une intervention dans les Vosges a contesté la décision de son employeur et obtenu gain de cause.
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Par Paul-Emile Bouchy Publié le 19 août 2026 à 17h54
Le 27 août 2024, un plombier a subi un violent choc électrique en découpant un tuyau d’évacuation où étaient dissimulés des câbles lors d’une intervention dans les Vosges. Alors qu’il était en arrêt de travail, il a été licencié le 1er octobre 2024 par son employeur qui lui reprochait un manquement aux règles de sécurité.
Contestant son licenciement, le salarié vient d’obtenir gain de cause auprès de la Justice.
Le plombier indique avoir suivi les consignes de son employeur
Selon le plombier, son employeur a manqué à son obligation de sécurité et n’a pas pris les mesures pour éviter le choc électrique qu’il a reçu, en ne se renseignant pas suffisamment sur l’installation qui était non conforme.
Contrairement à ce que lui reproche son employeur, il mentionne également qu’il a immédiatement averti sa hiérarchie de l’accident avec plusieurs tentatives d’appels téléphoniques.
Du côté de l’entreprise, elle estime que le salarié a commis une faute en n’analysant pas correctement l’environnement lors de son intervention et qu’il a fait preuve de négligences, justifiant ainsi son licenciement.
Le licenciement requalifié par la Justice
Après avoir écouté les arguments des deux parties, le Conseil des Prud’hommes d’Épinal a rendu son verdict le 10 juillet 2026. Il déclare que « le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse » car le salarié ne pouvait pas savoir qu’il y avait des câbles électriques dans le tuyau et qu’il a essayé de joindre sa hiérarchie le jour même de l’accident.
L’employeur est donc condamné à lui verser 37 121,70 euros d’indemnités, 2 000 euros pour les frais de justice, des indemnités chômage versées au salarié dans la limite de 6 mois.
En revanche, le Conseil des Prud’hommes déboute le salarié de ses demandes de dommages et intérêts concernant le manquement de l’employeur à son obligation de sécurité. Il estime que l’employeur ne pouvait pas non plus savoir que l’installation électrique n’était pas conforme.
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