NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Après le désert médical, la France de Macron expérimente désormais son évolution naturelle : le désert directement à l’intérieur de l’hôpital.
Dans un hôpital, cela reste théoriquement le genre de détail auquel on s’attend : trouver quelqu’un quand un patient ne respire plus.
Une détresse respiratoire, puis le vide
Yves Casas était accueilli depuis le 17 juin dans l’unité de soins de longue durée de l’établissement. Le soir du 29 juillet, son état se dégrade brutalement. Sa fille Séverine décrit un homme sous oxygène, incapable de parler et encombré par d’importantes sécrétions.
Selon le récit rapporté par Egora, une infirmière lui administre deux médicaments avec de la compote, puis quitte son service vers 19h35 en indiquant que la relève arrive.
La relève, elle, semble avoir pris un détour.
Yves Casas commence à suffoquer. Son épouse Nicole actionne la sonnette d’urgence, frappe aux portes et tente de joindre l’accueil. Sa fille parcourt les couloirs pour trouver quelqu’un.
« J’ai assisté à son agonie sans savoir quoi faire pendant vingt minutes », raconte son épouse.
Séverine parle de son côté d’un « hôpital fantôme ».
Yves Casas meurt peu avant 20 heures. Une infirmière arrive ensuite. D’après la famille, un médecin reconnaîtra plus tard qu’un dysfonctionnement s’est produit dans le service ce soir-là.
La famille porte plainte
Les proches d’Yves Casas ont porté plainte et évoquent une possible non-assistance à personne en danger. De son côté, le Groupement hospitalier Nord-Dauphiné, dont dépend l’établissement, invoque le secret médical et indique vouloir apporter « la plus grande transparence » sur les circonstances du décès. Une enquête administrative a également été ouverte.
La justice devra donc établir précisément ce qui s’est passé ce soir-là et les éventuelles responsabilités.
Mais pour le décor général, nul besoin d’attendre plusieurs années de procédure.
Des lits en moins, des urgences toujours plus sollicitées
Les derniers chiffres de la Drees indiquent que la France comptait 367 100 lits d’hospitalisation complète fin 2024, soit 2 300 de moins en seulement un an. Dans le même temps, les urgences ont enregistré 21,3 millions de passages, en hausse de 2,5 %.
Et malgré les « transformations », « refondations », plans, Ségur et autres grandes messes ministérielles, les hôpitaux publics restent financièrement malades : leur déficit représentait encore environ 2,1 % de leurs recettes en 2025.
Après plus de neuf années de présidence Macron, qualifier éternellement la situation de crise passagère commence donc à demander un certain sens de l’humour.
Personne ne prétend que les soignants ne font pas leur travail. Ceux qui restent tiennent souvent les services à bout de bras. Le problème est justement qu’un système peut finir par manquer de bras au moment où un homme est en train de mourir.
À La Tour-du-Pin, ce soir du 29 juillet, une sonnette d’urgence a été actionnée. Des portes ont été frappées. Une femme et sa fille ont crié dans les couloirs.
Et pendant vingt minutes, selon leur témoignage, l’hôpital n’a pas répondu.


16 hour_ago
55


























.jpg)






French (CA)