NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La performance du Canada a émerveillé beaucoup de gens à Moncton lors du Championnat continental et du tournoi de qualification olympique de volleyball de la NORCECA. Peut-on espérer un jour avoir un Néo-Brunswickois au sein de la sélection nationale masculine?
Aucun joueur né au Nouveau-Brunswick ne fait partie de l'équipe canadienne. Danny Demyanenko, qui a une résidence dans la province, est le seul lien d'ici avec la formation nationale.
Pour le reste, la prochaine génération de volleyeurs néo-brunswickois n'a pas encore fait la manchette, mais quelques as se pointent sur les courts.

Plus de 70 jeunes garçons et filles ont participé au camp de Volleyball N.-B.
Photo : Radio-Canada / Mathew Bellefleur
Volleyball Nouveau-Brunswick (VNB) tenait son camp de haute performance à Moncton, durant le premier week-end du Championnat.
Parmi les joueurs présents, Carter Waught, de Hanwell, cogne aux portes des programmes nationaux.
Le volleyball est dans ma famille depuis longtemps, décrit le jeune homme de 16 ans. Ses parents et son frère ont joué à un haut niveau.
Récemment, Carter s'est joint à l'équipe nationale des moins de 17 ans, lors d'un tournoi international au Guatemala.

Le représentant de VNB, Kyle Holder, au centre, donne des instructions, alors que Carter écoute derrière lui.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
C'était vraiment intéressant, se souvient-il. Il y avait beaucoup de compétition. C'était bon de regarder les joueurs des autres pays.
Le coordonnateur du programme masculin de haute performance de VNB, Kyle Holder, estime que Carter a toutes les qualités requises pour aller très loin.
Il travaille très fort, explique-t-il. Il cherche toujours à comprendre les jeux au lieu de seulement exécuter les mouvements. Il ne remet pas en question, mais il pose des questions.
Carter est une exception pour l'instant. Beaucoup de jeunes ont l'aspiration de défendre les couleurs de leur pays.
Mais les camps de VNB ne sont qu'une étape parmi d'autres. Ici, on se donne la mission de former et de préparer les joueurs vers le niveau universitaire, souligne M. Holder.
C'est donc à ces entraîneurs du U Sports et des autres calibres collégiaux que revient le soin de les pousser vers Équipe Canada.
Peu d'appelés, peu d'élus
Lors d'un symposium avec des entraîneurs, tenu en marge du Championnat continental de volleyball masculin de la NORCECA, des participants s'interrogeaient sur le peu de participation des Néo-Brunswickois dans les programmes nationaux d'excellence.
Certains ont le potentiel, mais ils ne vont pas plus loin dans le processus de recrutement.
Le manque d'ambition, l'éloignement des grands centres, la confiance en soi et le petit bassin de population ont été évoqués.

Julien Boucher, de Volleyball Canada, lors du symposium des entraîneurs à Moncton.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
Julien Boucher, directeur de haute performance pour les programmes masculins à Volleyball Canada, croit que les jeunes doivent se faire confiance et ne pas hésiter à participer aux camps d'identification.
Après tout, dans certains cas, il n'y a qu'un formulaire à remplir.
On s'en fout de la provenance des athlètes, lance M. Boucher, avec verve. On va prendre les meilleurs athlètes. S'il y en a 12 du Nouveau-Brunswick, on va les prendre les 12. Historiquement, dans les 20 dernières années, il n'y en a pas eu beaucoup.
Carter Waught a osé se lancer.
C'est vraiment cool de regarder les personnes du Nouveau-Brunswick qui jouaient dans l'équipe nationale, s'exclame l'adolescent. Alors, je veux être la prochaine personne à faire ça.
S'il réussit, il pourrait y avoir un effet d'entraînement dans la région atlantique.
Julien Boucher affirme qu'il faut créer les structures pour que les jeunes soient visibles auprès des entraîneurs de Volleyball Canada.
Si plus d'athlètes veulent s'impliquer et venir à nos camps de sélection, renchérit Julien Boucher, la loi de la moyenne va faire augmenter le nombre (de joueurs) à long terme.
Un exemple à suivre
D'autres, dans le passé, l'ont fait. On pense à Marc Albert, de Caraquet, et Dean Hitchcock, de Saint-Jean.
Le plus récent membre de l'équipe nationale est Davin Saint-Pierre, de Dieppe.

Davin Saint-Pierre, ancien membre de l'équipe canadienne de volleyball.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
Du niveau universitaire à UNB, il a gravi les échelons jusque sur la scène professionnelle. Le Dieppois a même joué pendant quatre ans avec l'équipe du Canada, de 2007 à 2011.
Il y avait de la chance, mais il faut que tu travailles fort pour avoir des chances d'atteindre ce niveau-là, explique Saint-Pierre, qui a réalisé son rêve en portant l'unifolié.
Mes entraîneurs et mes coéquipiers m'ont vraiment donné l'amour du jeu et l'amour de travailler fort. Ils m'ont donné l'idée que, peut-être, je pouvais viser quelque chose comme l'équipe nationale.

Davin Saint-Pierre, lorsqu'il jouait avec équipe Canada.
Photo : Facebook / Volleyball Canada
Avec le Canada, il jouait à la position de pointu, c'est-à-dire qu'il était un attaquant de pointe, recevant la balle du passeur pour finir un jeu.
Saint-Pierre, dont le grand-père paternel est originaire de Cocagne, aimait le jeu physique. C'est comme cela qu'il s'est fait remarquer.

Pendant le championnat continental à Moncton, Davin Saint-Pierre était bénévole pour le marketing. C'était une façon pour lui de redonner à la communauté qui l'a tant aidé.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
Monsieur Pointu est l'un des rares Néo-Brunswickois à s'être intégré aux programmes nationaux. Il donne un conseil aux jeunes, dans ce processus qui peut être intimidant.
Il faut s'assurer que, dans chaque moment, vous tirez avantage de l'occasion de vous améliorer et d'améliorer votre équipe, soutient-il.
Un exemple?
En mai 2000, le Canada a reçu l'Argentine pour deux matchs qui ont eu lieu au CEPS de l'Université de Moncton. Il a été émerveillé par le calibre.

Les spectateurs ont vu du volleyball de haut niveau à Moncton.
Photo : ron ward photography / Ron Ward / NORCECA
J'étais celui qui attendait les joueurs pour les autographes, relate celui qui a fréquenté, en immersion, l'école Lou-MacNarin.
C'était vraiment de la magie pour moi de voir l'équipe Canadien, ici, en avant de nous autres, dans nos propres yeux. Alors, moi, j'espère que la présentation du championnat continental ici, à Moncton, ça va inspirer les autres jeunes.
Et, qui sait, peut-être que la magie opérera à nouveau, 26 ans plus tard, pour les autres volleyeurs d'ici.


9 hour_ago
11



























.jpg)






French (CA)