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Leur mission, étudier les populations de sauvagines et leur déplacement, s'avère toutefois être une tâche fastidieuse dans leur milieu naturel : les marécages. D’où l’importance de l’hydroglisseur.
L'engin, l'un des seuls du genre au pays, ne passe pas inaperçu. Qu’il soit à la station-service pour faire le plein ou en plein milieu des quenouilles, l’imposant hydroglisseur d’Environnement Canada déplace de l’air.

Matthew English et son pilote, Ryan Johnstone, sillonnent les marais de l'est du pays en hydroglisseur à la recherche de canards.
Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc
Matthew English est biologiste de la sauvagine au Service canadien de la faune. Les marécages des Maritimes n’ont plus de secrets pour lui et son équipe.
Parfois, les nuits peuvent être longues. Tu peux être fatigué. Mais le programme fonctionne tellement bien. Je pense que les maringouins représentent le plus grand défi, témoigne le biologiste, qui visite chaque année entre 15 et 20 sites.

L’hydroglisseur du Service canadien de la faune est doté d'une puissante lumière, essentielle pour capturer les canards.
Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc
Pour attraper les canards, une équipe de trois personnes monte sur l'hydroglisseur. Le pilote utilise un puissant faisceau lumineux pour localiser et désorienter les oiseaux. Deux autres personnes les attrapent ensuite avec des filets et les placent dans des cages.
Malgré le bruit ahurissant du puissant moteur de 550 chevaux dont est doté l'appareil, la stratégie s'avère efficace.
Les oiseaux ont besoin de voir quelque chose avant de décider si c’est dangereux. Les lumières sont tellement puissantes qu’ils ne peuvent pas voir la source de la lumière. Ils peuvent entendre le bruit, mais ils ne peuvent pas le voir.
Les bêtes sont ensuite rapportées sur la terre ferme où deux autres biologistes prennent le relais. Chaque canard est tout d’abord identifié et une bague d’aluminium est ensuite placée sur leurs pattes avec un numéro unique. Une fois relâché dans la nature, cela fournira des informations précieuses si le canard est recapturé ou abattu par un chasseur.
Une douzaine d'espèces peuple le marais Tantramar, comme le Canard colvert, le Canard noir, le Canard d’Amérique ou encore la Sarcelle d'hiver.
Il y a beaucoup de biologistes qui travaillent tout autour de l'Amérique du Nord avec des programmes comme ça, dit Matthew English.
Les chasseurs qui abattent un animal attrapé par son équipe sont encouragés à enregistrer le canard en se rendant sur le site web inscrit sur la bague, ajoute-t-il.

La bague en aluminium installée sur la patte du canard permet de fournir des informations sur l'animal s'il est recapturé ou abattu par un chasseur.
Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc
Même si Mathew English et son équipe ont ainsi réussi, au fil des ans, à attraper des milliers de canards grâce à l'hydroglisseur, le principal défi de cette approche demeure le bruit de l'appareil. Son déploiement surprend parfois les voisins des marais, qui ne s’attendent pas à voir débarquer ce type d’engin en pleine nuit.
On essaie d’expliquer un peu plus le programme, de parler avec les municipalités, exprime le biologiste.
Le programme annuel de baguage nocturne de sauvagine du Service canadien de la faune se déroule habituellement du début août à la mi-septembre.


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