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De 2019 à 2022, Ephrem Yalike-Ngonzo a participé à des campagnes de désinformation pour le compte du groupe de sécurité privé russe Wagner en Centrafrique. Il a pu rejoindre la France en 2024 avec le soutien des autorités françaises.

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Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo, qui a collaboré avec la force paramilitaire russe Wagner de 2019 à 2022 et est devenu lanceur d’alerte. Ici, à Paris, le 30 septembre 2024. Le journaliste centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo, qui a collaboré avec la force paramilitaire russe Wagner de 2019 à 2022 et est devenu lanceur d’alerte. Ici, à Paris, le 30 septembre 2024.

Ephrem Yalike-Ngonzo pensait avoir fait le plus dur en atterrissant à Paris en juin 2024 avec l’accord des autorités françaises. L’avenir de ce « repenti », ancien agent de la machine à propagande du groupe paramilitaire russe Wagner en Centrafrique, s’est assombri. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a en effet rejeté sa demande d’asile.

Cette décision notifiée le 20 mars vient d’être rendue publique par la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), qui avait joué un rôle déterminant pour son exfiltration de Centrafrique puis de la République démocratique du Congo. Le requérant débouté a déposé, jeudi 9 juin, un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), afin que la décision de l’Ofpra soit annulée et sa qualité de réfugié, reconnue.

« Si la France refuse de reconsidérer sa décision, Ephrem Yalike-Ngonzo sera contraint de retourner en [Centrafrique] où sa vie est en danger », s’inquiète PPLAAF dans un communiqué publié jeudi. Dans son rejet, l’Ofpra reconnaît d’ailleurs « que la publication de son témoignage le 21 novembre 2024, notamment dans l’article du Monde, (…) l’expose à un risque de représailles ». Rappelant que « la répression s’abat sur les voix dissidentes en Centrafrique avec le concours des groupes de sécurité russes », l’office donne foi à « ses craintes à l’égard des autorités centrafricaines et des représentants russes présents (…) en cas de retour dans son pays ». Ces craintes étant la conséquence des « révélations qu’il a faites sur le système de désinformation russe ».

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