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Les échanges de frappes des dernières heures donnent des arguments à la frange ultraconservatrice du régime théocratique, qui considère les discussions avec Washington comme criminelles. Le cessez-le-feu ne tient plus qu’à un fil.

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Des personnes défient les Etats-Unis, dans le cortège funèbre de l’ancien Guide suprême iranien, Ali Khamenei, à Téhéran, le 6 juillet 2026. Des personnes défient les Etats-Unis, dans le cortège funèbre de l’ancien Guide suprême iranien, Ali Khamenei, à Téhéran, le 6 juillet 2026.

Donald Trump a pris le ton d’un homme trahi, outré par la malhonnêteté de ses adversaires iraniens. Depuis Ankara, en Turquie, où il assistait, mercredi 8 juillet, au sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le président américain, coutumier des coups de bluff et des menaces grandiloquentes, a fait mine de quitter la table des négociations, écœuré. Le protocole d’accord – ou Memorandum of Understanding (MoU) – que le magnat avait signé le 17 juin depuis Versailles pour mettre fin à la guerre en Iran déclenchée fin février par les Etats-Unis ? « Pour moi, c’est fini », lâche le milliardaire devant les journalistes.

S’il ne tenait qu’à lui, le texte, pourtant décrit par ses propres soins, quelques semaines plus tôt, comme le meilleur de tous les temps, serait déchiré sur-le-champ. M. Trump, maître autoproclamé de « l’art du deal », dit n’avoir jamais rencontré partenaire aussi fourbe que le régime théocratique. « Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils [les Iraniens] sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs », égraine le président américain qui, quelques jours plus tôt, décrivait ces mêmes dignitaires comme des personnages rationnels. « Ils avaient peur qu’on les tue pendant les funérailles [du guide suprême, Ali Khamenei, démarrées le samedi précédent à Téhéran]. On a rendu [les funérailles] sûres pour eux. Et ils essaient de couler nos navires… (…) Ils ne savent pas tenir un accord », peste encore le chef de la Maison Blanche.

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