NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors que les échanges commerciaux entre l’Asie et l’Afrique explosent, atteignant le chiffre vertigineux de 1000 milliards de dollars, (nouvelle fenêtre) les pays africains semblent pourtant demeurer les grands absents des plans de diversification économique du Canada et de l'Alberta.
C'est précisément pour rattraper ce retard et bâtir ces nouveaux ponts que se tient en ce début de semaine la rencontre tricontinentale Acabex 2026.
La conférence économique Africa-Canada-Asia Business Exchange, rassemble ainsi, décideurs politiques, chefs d’entreprise et représentants de la diaspora africaine et asiatique autour d’un objectif commun : transformer des opportunités en transactions concrètes.

Kazir Coulibaly, directeur général de Nextvia et organisateur du sommet Acabex 2026, déclare que la mission fondamentale du forum est d'aller au-delà des rencontres bilatérales pour bâtir un mouvement tricontinental basé sur des résultats concrets et le succès partagé.
Photo : Radio-Canada / Nick Brizuela
Nous ne sommes plus au stade de parler d’opportunités, nous sommes au stade de les activer, déclare Kazir Coulibaly, directeur général de Nextvia et organisateur de l’événement.
Il indique d’ailleurs qu'une mission exploratoire organisée l'année dernière avec une délégation internationale a permis de tisser un partenariat et de signer un contrat entre une entreprise basée à Calgary et une entreprise ivoirienne. Ces deux entreprises ont généré plus de 7 millions de dollars en volume d'échanges commerciaux à ce jour.
L’objectif, selon lui, est de créer des liens directs entre investisseurs, gouvernements et entreprises des trois régions, en mettant l’accent sur des secteurs clés, comme l’énergie, l’agriculture et les infrastructures.
Un retard canadien à rattraper
Si le dynamisme économique africain est indéniable, le Canada semble peiner à saisir cette chance. Le gouvernement du Canada est sous-équipé pour analyser et comprendre ce qui se passe sur le continent africain, déplore Jean-Louis Roy, ancien secrétaire général de l'Agence intergouvernementale de la Francophonie.
Il pointe du doigt le désengagement progressif de l’aide canadienne depuis l’époque du premier ministre Stephen Harper, qui avait fermé l’Agence canadienne de développement international (ACDI).
Pour illustrer ce manque d'intérêt, il qualifie la récente stratégie fédérale pour l'Afrique (nouvelle fenêtre) de faible, puisque celle-ci ne prévoit aucun investissement, contrairement à la stratégie pour l'Indo-Pacifique (nouvelle fenêtre), dotée de 2,3 milliards sur cinq ans.
Le document officiel de la Stratégie du Canada pour l'Afrique souligne que le gouvernement a investi approximativement 4,5 milliards de dollars dans des programmes bilatéraux au cours des cinq dernières années, et mentionne une enveloppe de 5,3 milliards de dollars allouée au financement climatique.

Le port d'Abidjan, un carrefour incontournable pour l'activation des nouveaux partenariats commerciaux entre l'Afrique, le Canada et l'Asie.
Photo : AFP / Sia Kambou
L’écart est d’autant plus frappant que des concurrents comme la Chine atteignaient déjà près de 300 milliards de dollars d’échanges avec l’Afrique.
Les pays du monde arrivent en Afrique avec de grands projets. Le Canada n’est pas là.
Selon M. Roy, cette absence est due à un manque de volonté politique, mais aussi à une narration périmée de l’Afrique dans les médias canadiens, qui ne montrent que crises et drames.
Le rôle clé de la diaspora
De son côté, Shane Jaffer, directeur des partenariats mondiaux chez Invest Alberta, reconnaît que le manque de connaissance est un frein. Plus nous parlerons aux gens de l’Afrique et plus ils rencontreront des gens d’affaires africains, plus leur perception changera, souligne-t-il.

Augustin Bala, maire de la commune de Yaoundé 5 au Cameroun, souhaite trouver des partenaires internationaux pour développer des solutions concrètes, notamment dans la gestion des déchets et l'entrepreneuriat jeunesse.
Photo : Radio-Canada / Nick Brizuela
Selon lui, la diaspora africaine joue un rôle crucial : elle comprend le marché, a des relations et peut aider à éduquer les autres Canadiens sur ce que l’Afrique a à offrir.
L’événement Acabex s’appuie sur cette force. En tant que membre de la diaspora africaine et citoyen canadien, cela me permet de créer un pont entre ces deux nations, explique M. Coulibaly.
Des secteurs porteurs
Le forum met l’accent sur des secteurs stratégiques comme l’énergie, l’agroalimentaire, les mines et les technologies.
Augustin Bala, maire de Yaoundé 5 au Cameroun, est venu chercher des partenaires pour développer l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat et la gestion des déchets. Nous devons investir sur la jeunesse du continent pour sortir notre pays du sous-développement, souligne-t-il.

Aoua Sougo Coulibaly, présidente de l'Université Peleforo Gon Coulibaly en Côte d'Ivoire, souhaite transformer des collaborations ponctuelles en une véritable coconstruction de projets de recherche entre l'Afrique et le Canada.
Photo : Radio-Canada / Nick Brizuela
L’exemple d'Aoua Coulibaly, la présidente de l’Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo en Côte d’Ivoire, illustre la volonté de coopération concrète.
Son établissement a réduit de 25 à 5 ans le cycle de production du karité. Nous venons présenter cette innovation et demander un soutien pour créer des laboratoires communs avec le Campus Saint-Jean, affirme-t-elle.
Comme le résume Shane Jaffer d'Invest Alberta : Il s’agit d’une situation gagnant-gagnant. L’Afrique a la croissance, les ressources et une main-d’œuvre jeune. L’Asie apporte le capital et la technologie. Le Canada offre la stabilité et l’intégration.


1 hour_ago
11



























.jpg)






French (CA)