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Le Centre de recherche et de développement du comté de Lacombe, dans le centre de l’Alberta, fermera ses portes d’ici la fin de l’année après 119 ans d’activité.
Plus de 100 employés seront touchés par la fermeture, tandis que le sort des 19 projets de recherche qui y sont en cours reste incertain.
Le centre de Lacombe fait partie des sept sites de recherche agricole au pays dont le ministère fédéral de l’Agriculture a annoncé la fermeture. Les centres concernés sont situés en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse.
La décision de les fermer s'inscrit dans le cadre d’un plan visant à faire des économies budgétaires en réduisant notamment la taille de la fonction publique.
Les travailleurs sous le choc
Plus de 1000 travailleurs syndiqués et non syndiqués sont visés par les fermetures annoncées à l'échelle nationale.
Le Syndicat canadien de l'agriculture indique n’avoir pas reçu de préavis.
La manière dont l'employeur a communiqué ces réductions à nos membres et au syndicat a été brutale, affirme Milton Dyck, président national du Syndicat canadien de l'agriculture, dans un communiqué de presse.
Nos membres sont sous le choc, ajoute-t-il.
Agriculture et Agroalimentaire Canada a déclaré vendredi que la réduction des activités ferait suite à un processus décisionnel pouvant prendre jusqu'à 12 mois.
John Ireland, préfet du comté de Lacombe, indique que 19 projets de recherche sont en cours dans le centre. Selon lui, les résultats de ces recherches seraient difficiles à reproduire dans le secteur privé.
Todd Ormann, vice-président chargé de la recherche au Collège Olds, fait savoir que l'établissement envisageait de reprendre certains des projets de recherche du centre de Lacombe.
Il y a des gens très compétents et des recherches très intéressantes à Lacombe, dit-il. Nous voulons comprendre ce qu'il faudrait reprendre.

Plus de 100 employés seront touchés par la fermeture du centre de Lacombe, tandis que plus de 1000 travailleurs le seront à l'échelle nationale.
Photo : Radio-Canada / Lina Elsaadi/CBC
Une décision vivement critiquée
Les défenseurs du maintien de ces centres craignent que ces fermetures annoncées ne ralentissent le rythme de la recherche canadienne.
Le préfet John Ireland a manifesté sa désapprobation lors d’une entrevue à l’émission Radio Active, de CBC.
Le Canada est fier d'être l'un des meilleurs producteurs agricoles au monde, et, afin de maintenir ce niveau à l'avenir, nous avons besoin de la recherche et du développement qui en découle.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation de l’Alberta qualifie la fermeture annoncée du centre de décevante.
L'Alberta suivra de près l'évolution de la situation et continuera à défendre la recherche agricole, a fait savoir Garrett Koehler, porte-parole du ministère.
Une recherche impartiale et axée sur l'agriculture est essentielle à la croissance et à la durabilité à long terme du secteur agricole.
M. Koehler ajoute qu'il était trop tôt pour connaître les effets à long terme de la fermeture du site de Lacombe.
Le préfet John Ireland fait valoir également que la beauté de la recherche gouvernementale réside dans le fait qu'elle est vérifiable, impartiale et pertinente.
Ce sont des informations libres et pertinentes auxquelles nous devons avoir accès.
Le Centre de recherche et de développement de Lacombe, à 125 kilomètres au sud d'Edmonton, a pour objectif d'améliorer la viabilité économique de la production animale et de développer des pratiques durables.
Le ministère fédéral de l’Agriculture indique toutefois qu'il maintiendra 17 centres de recherche ainsi que des fermes de recherche dans chaque province.
Pour leur part, les travailleurs du centre de Lacombe comptent faire pression sur le gouvernement fédéral au cours de la prochaine année pour sauver le centre de recherche.
Sauver le centre, c’est ce que souhaite aussi le préfet. Les spécialistes du développement économique ne cessent de nous répéter que le secret de la réussite réside dans la recherche.
Avec les informations d’Iman Janmohamed, de Lina Elsaadi, de l’émission Radio Active et de La Presse canadienne


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