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Le tribunal de Coutances a condamné un homme le 21 septembre 2026. Il a été reconnu coupable de multiples violences à l’encontre de son ex-compagne. Retour sur cette histoire.
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Par Rédaction La Presse de la Manche Publié le 1 oct. 2026 à 21h26
[Alors que le mois de septembre 2026 est terminé, c’est le moment de se pencher sur les statistiques de La Presse de la Manche. Publié le 23 septembre, l’article « Un adolescent hurle pour empêcher son père d’écraser sa mère avec un tracteur » est le plus lu du mois, avec près de 114 550 pages vues enregistrées. Nous vous proposons de le (re)découvrir.]
Après une deuxième plainte déposée par la victime, le parquet a placé un homme sous contrôle judiciaire début août 2026, le temps d’obtenir une expertise de la femme. Cet homme a comparu devant le tribunal de Coutances (Manche) le lundi 21 septembre 2026.
Après une vingtaine d’années de vie commune dans un village proche de Lessay, le couple s’est séparé fin 2025, et l’homme a multiplié les menaces, les insultes, les violences, les faits de harcèlement, en présence d’un de leurs fils âgé de 14 ans.
Une ITT de dix jours
La victime a raconté les messages d’insultes et de menaces, la surveillance, un bras coincé dans la portière d’un véhicule, une chaise jetée à la figure, un fusil pointé sur elle, les pneus crevés, un adolescent qui hurle pour empêcher son père d’écraser sa mère avec un tracteur, les consignes données à des connaissances de ne pas fréquenter son commerce. Le médecin de l’UMJ (unité médico-judiciaire) a noté une anxiété, des stratégies d’évitement et lui a accordé une ITT de dix jours.
À la barre, le prévenu, un maraîcher de 43 ans, conteste la plupart des faits ou ne s’en souvient pas, malgré les témoignages de ses enfants et celui de sa mère, qui a déclaré qu’il peut être brutal et incontrôlable quand il a bu. Il rend son ex-responsable de son comportement, explique qu’elle le harcèle, le provoque, mais que lui ne porte pas plainte.
Des soins à suivre
Le procureur pense que la plainte était nécessaire pour éviter le pire, que le prévenu avait la volonté de faire souffrir la victime par tous les moyens. Et comme il n’a pas respecté l’interdiction de contact à laquelle il était astreint par le contrôle judiciaire, en utilisant leur fils pour envoyer des messages, une peine de trois ans de prison , dont deux avec un sursis probatoire, est requise.
L’avocate du prévenu le défend en chargeant la victime, l’accuse d’avoir volé 20 000 € cachés dans la boîte à gants du SUV de son client et prétend que, si quelques violences ont été commises, elles répondaient à des violences commises par la femme.
Le tribunal a condamné ce maraîcher à une peine de deux ans de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Il lui est interdit d’entrer en contact avec la victime, de paraître à son domicile et à son travail et de détenir des armes. Il devra traiter son alcoolisme, suivre des soins psychologiques, ainsi qu’un stage de prévention des violences conjugales, et verser 4 300 € à la victime pour ses préjudices et ceux de son fils.
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