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International 19/05/2026 06:30 Actualisé le 19/05/2026 06:59
« Si nous pouvons faire cela sans lancer des bombes partout, j’en serai très heureux », a précisé le président américain à propos d’un accord de paix avec Téhéran.
Par Anne-Fleur Andrle avec AFP
Après plusieurs jours de menaces à l’encontre de Téhéran, Donald Trump affirme avoir finalement accepté de suspendre une attaque américaine prévue ce mardi 19 mai contre l’Iran. Le président américain assure avoir pris cette décision après des échanges avec plusieurs dirigeants du Golfe qui lui ont demandé de laisser une dernière chance aux négociations diplomatiques.
« Les Émirats, le Qatar et l’Arabie saoudite nous ont demandé de suspendre les opérations pendant quelques jours parce qu’ils pensent qu’un accord est proche », a déclaré Donald Trump devant la presse à la Maison-Blanche. Selon lui, Washington était prêt à lancer des frappes dès mardi avant de repousser l’opération de « deux à trois jours ».
Donald Trump affirme désormais voir de « très bonnes chances » de parvenir à un accord avec Téhéran sans reprise immédiate des hostilités.
« Si nous pouvons faire cela sans lancer des bombes partout, j’en serai très heureux », a-t-il assuré, évoquant une évolution « très positive » des échanges.
Les monarchies du Golfe craignent une nouvelle escalade
Cette intervention diplomatique des pays du Golfe illustre les fortes inquiétudes des monarchies de la région face au risque d’un nouvel embrasement militaire entre Washington et Téhéran.
Si depuis la trêve entrée en vigueur début avril dernier après plusieurs semaines de frappes, les discussions semblent s’enliser, le Qatar et le Pakistan continuent de jouer les intermédiaires entre les deux capitales.
D’un côté, les États-Unis veulent obtenir des garanties empêchant définitivement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, tandis que Téhéran réclame un allègement massif des sanctions économiques et le déblocage d’avoirs iraniens gelés à l’étranger.
Selon plusieurs médias iraniens proches du pouvoir, Washington exigerait également une réduction drastique du programme nucléaire iranien, avec le maintien d’un seul site nucléaire actif.
« Nous étions prêts à frapper fort »
Mais même s’il dit vouloir privilégier la voie diplomatique, Donald Trump continue de brandir ouvertement la menace d’une intervention militaire.
Sur son réseau Truth Social, le président américain a averti que les États-Unis restaient prêts à lancer « une attaque totale et à grande échelle » si aucun accord acceptable n’était trouvé rapidement.
Et face aux journalistes lundi soir, Donald Trump a décrit une opération militaire déjà prête à être déclenchée. « Nous étions prêts à frapper fort, nous n’avions pas le choix », a-t-il déclaré, tout en assurant que les États-Unis avaient utilisé une « force implacable » contre l’Iran ces dernières semaines.
Du côté iranien, le pouvoir affirme lui aussi poursuivre les discussions sans renoncer à ses principales exigences. Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé lundi avoir transmis une réponse à une nouvelle proposition américaine, tout en précisant que les négociations continuent par le biais de la médiation pakistanaise.
Sur X, le président iranien a quant à lui assuré que « dialoguer ne signifie pas capituler ».


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