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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
ChatGPT, Gemini ou encore Claude font partie du paysage scolaire. Dans une table ronde, Radio-Canada a convié un étudiant, une enseignante et un expert pour se pencher sur l’utilisation de l’intelligence artificielle en éducation et au quotidien. Pour eux, l’IA ne peut plus être contournée, mais doit être utilisée… intelligemment.
Les trois quarts des étudiants de 16 ans et plus, au Québec, utilisent l’intelligence artificielle dans un contexte scolaire, d’après un sondage SOM-Radio-Canada publié en janvier dernier.
Eliott Bilodeau a 18 ans, il veut devenir professeur d’histoire. Il affirme avoir vu des jeunes tricher avec l’IA, mais martèle que lui ne l'a jamais fait avec ses travaux scolaires. Il utilise l'IA comme soutien. À son avis, il faut discuter davantage des façons de faire, des bons usages et des conséquences.
Je trouve qu'on n’en parle pas assez. On en parle dans nos plans de cours au début de la session, mais sinon, est-ce qu'on en parle vraiment? Est-ce que c'est vraiment encadré? Oui, pour ma part, je pense que c'est encadré, mais on n’en parle pas assez, tu sais.

Éliott Bilodeau, 18 ans, est un étudiant au Cégep Limoilou.
Photo : Radio-Canada / Israël Tanguay
Isabelle Morin explique que les enseignants reçoivent des formations pour mieux connaître l’IA, savoir l’utiliser et reconnaître sa plume, si elle a remplacé celle de l’étudiant. Lorsqu’on lui demande si l’IA a des conséquences déjà visibles chez ses étudiants, elle hésite à jeter la pierre à cette seule source.
Oh boy, je ne sais pas si c'est l'IA comme les réseaux sociaux ou l'internet en général, dans la mesure où, je le sens en termes de capacité d'attention, de capacité de déployer l'effort, puis de gérer le stress face à la tâche. Ça, je trouve que je sens une différence.

Isabelle Morin est enseignante en sociologie au Cégep Limoilou.
Photo : Radio-Canada / Israël Tanguay
Le neurochirurgien David Fortin s’inquiète surtout de l’effet sur le cerveau et ses capacités, à force d’utiliser l’IA pour faire une tâche à la place de l’utilisateur, plutôt que de s’en servir comme soutien à l’effort.
Votre cerveau, il faut l'utiliser. Il y a une expression en anglais qui dit "use it or lose it", donc utilisez-le où vous allez le perdre. Alors, tout ce que vous déchargez comme activité cognitive à l'agent conversationnel par exemple, eh bien, ce que vous ne faites pas à répétition, votre cerveau va devenir paresseux, va s'atrophier. C'est démontré non seulement du point de vue fonctionnel, mais du point de vue anatomique aussi que ces grands réseaux cognitifs-là, graduellement, s'atrophient, un peu comme un muscle qu'on arrête d’utiliser.

Dr David Fortin est neurochirurgien et auteur du livre Le grand mirage: pourquoi l’intelligence artificielle ne remplacera jamais l’humain.
Photo : Radio-Canada / Israël Tanguay


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