Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Trois jeunes ayant été placés en centre d’accueil poursuivent la Nouvelle-Écosse

3 month_ago 71

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Trois Néo-Écossais poursuivent le gouvernement provincial pour la façon dont ils ont été traités en centre d’accueil.

Leur poursuite s’articule autour de l’usage de pièces désignées pour confiner les jeunes au Wood Street Centre, un établissement sous la gouverne de la province, à Truro.

En anglais, les directives provinciales donnent à ces pièces le nom de therapeutic quiet rooms, ou TQR, ce qui se peut se traduire par salle d’apaisement thérapeutique.

Le témoignage de deux jeunes

Les directives donnent aux membres du personnel du centre d’accueil le droit d’enfermer un jeune dans une telle pièce, s’ils jugent que le comportement du jeune pose un risque à sa sécurité ou à celle des autres.

Or, les trois personnes qui poursuivent la province soutiennent que des jeunes ont été séquestrés dans ces salles pour des raisons ne répondant pas à ces critères : pour avoir parlé en classe, résisté à une directive, répondu effrontément, utilisé un juron, eu une conversation privée avec un autre jeune.

C’était à la discrétion du personnel et personne ne les remettait en question, a affirmé en entrevue Gabriel Leblanc, un des trois plaignants dans cette affaire.

Je me suis senti comme un citoyen de deuxième classe. Comme si j’étais moins qu’un être humain.

L’homme de 21 ans a passé un peu moins d’une année au Wood Street Centre, lorsqu’il avait 16 ans.

Durant cette période, il dit avoir été envoyé dans la salle d’apaisement thérapeutique plus de 50 fois.

Il la décrit comme une pièce aux murs en ciment, d’environ quatre mètres sur quatre. Il y avait deux fenêtres — une sur la porte en métal et l’autre sur un mur — qui permettent au personnel de regarder dans la chambre.

Un jeune homme vêtu d'un polo rayé couleur saumon est assis dans un fauteuil brun en cuir.

Gabriel Leblanc

Photo : CBC / Brian Mackay

Outre une caméra au plafond, il n’y avait aucun objet.

Des formes et des figures étaient peintes sur les murs. Ils nous disaient : tiens-toi debout près de cette figure, va t’assoir près de cette figure, raconte Gabriel Leblanc. Et on devait le faire pour 30 minutes avant qu’on nous laisse sortir.

Dans la pièce, il n’y avait aucun instrument indiquant l’heure, mais parfois le personnel lui disait combien de temps il y avait passé. La séquestration durait la plupart du temps une heure, et il estime à quatre heures sa plus longue détention. C’était comme une éternité, confie-t-il.

Dans cette salle, Gabriel Leblanc dit s’être senti comme si sa vie n’avait aucune valeur. Il se frappait la tête sur le plancher et pensait à la mort.

Démonstration de « pouvoir »

Wesley Roberts avait 14 ans lorsqu’il a passé 56 jours au Wood Street Centre, en 2017. Il affirme avoir été enfermé une fois dans la salle d’apaisement thérapeutique, pour avoir passé une note à un camarade de classe.

Je me sentais comme un prisonnier en isolement, pour avoir écrit quelque chose sur un bout de papier.

Wesley Roberts avait 14 ans lorsqu’il a passé 56 jours au Wood Street Centre, en 2017. Il affirme avoir été enfermé une fois dans la salle d’apaisement thérapeutique, pour avoir passé une note à un camarade de classe.

Un employé du centre l’a d’abord envoyé dans sa chambre, mais il a protesté, parce qu’il ne voulait pas avoir à reprendre plus tard le temps manqué en classe.

Le personnel l’a amené de force dans la salle d’apaisement, raconte-t-il. Fâché, il est allé dans un coin de la pièce et a tourné le dos à la porte pour que le personnel ne puisse pas voir son visage.

Un jeune homme assis, l'air songeur. Il porte une veste de cuir, des lunettes et une casquette des Penguins de Pittsburgh.

Wesley Roberts

Photo : CBC / David Laughlin

J’ai seulement posé ma tête contre le mur, pour me forcer à rester calme, parce que je savais que je m’énervais, j’allais devoir rester là plus longtemps, raconte-t-il.

Les employés ont insisté pour qu’il se retourne pour leur faire face. Ils me rendaient toujours plus frustré et me disaient : avant qu’on fasse quoi que ce soit, tu dois te retourner, se souvient-il. Je l’ai fait, éventuellement, parce que ça devenait ridicule.

Pendant la détention, qui aurait duré environ deux heures, les éducateurs lui donnaient des directives, comme de lever un bras ou de changer de coin. Il dit être resté assis et avoir refusé, jusqu’à ce qu’il devienne fatigué et ait ressenti la faim. Il n’a pas eu le droit de dormir dans cette salle, car un employé donnait un coup de pied dans la porte ou lui ordonnait de rester éveillé.

L’utilisation de cette pièce, soutient le plaignant aujourd’hui âgé de 22 ans, a un but : celui de permettre au personnel d’exercer leur pouvoir sur les enfants.

Que disent les politiques provinciales?

Un document du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, daté de 2022 et obtenu grâce à une demande d’accès à l’information, spécifie que ces salles d'apaisement thérapeutique ne doivent jamais être utilisées pour punir un enfant ni pour la commodité des employés ou empêcher un enfant de s’enfuir.

On y écrit qu’un jeune peut y rester aussi longtemps que nécessaire pour qu’il reprenne le contrôle de ses émotions.

Les droits des enfants doivent être respectés et leur droit à l’autonomie et à la liberté ne peut être limité que sous de très strictes conditions, c’est-à-dire lorsqu’il y a un risque imminent pour l’enfant et les autres, peut-on y lire.

Photo aérienne d'un bâtiment avec des terrains entourés de clôture, dans un paysage hivernal enneigé.

À Truro, en Nouvelle-Écosse, le Wood Street Centre est un centre d'accueil pour jeunes qui compte 18 places dites «résidentielles» et 20 autres décrites comme «thérapeutiques».

Photo : CBC / Brian Mackay

Si un enfant demande à quitter la salle pour aller aux toilettes, parce qu’elle est menstruée ou se sent malade, la politique indique qu’il sera indiqué à l’enfant que ce sera autorisé seulement quand le membre du personnel aura jugé que le jeune a démontré son habileté à gérer son comportement.

Un superviseur doit vérifier la situation toutes les 30 minutes, au minimum, indiquent les directives. Après la détention, le jeune doit recevoir un débreffage.

Gabriel Leblanc et Wesley Roberts affirment ne jamais avoir reçu de débreffages après avoir passé du temps dans cette pièce.

Wesley Roberts dit se souvenir d’avoir ressenti un sentiment d’isolement, d’être coupé des autres jeunes et du monde extérieur. Je me sentais comme s’ils essayaient de tout faire disparaître, confie-t-il. Je me souviens d’en avoir été vraiment effrayé.

Ce ne sont pas des détenus adultes avec des cerveaux complètement développés et fonctionnels, déclare Gabriel Leblanc. Ils font ça à des jeunes.

Les allégations des plaignants n’ont pas été prouvées en cour. La province n’a pas encore présenté sa défense dans ce dossier.

Dans une déclaration, le ministère des Opportunités et du Développement social de la Nouvelle-Écosse affirme que les agissements du personnel des centres jeunesse suivent des standards professionnels.

La sécurité et le bien-être des enfants et des jeunes qui nous sont confiés sont toujours notre priorité. Notre travail est guidé par la législation et la réglementation et il est axé sur leur intérêt supérieur, écrit le ministère.

D'après le reportage de Shaina Luck (CBC)

Où trouver de l’aide

  • 9-8-8, la ligne d’aide en cas de crise de suicide. Si vous ou quelqu'un que vous connaissez pensez au suicide, appelez ou textez au 9-8-8. Du soutien est offert 24 heures sur 24, sept jours sur sept, en français.
  • Jeunesse, j’écoute : 1 800 668-6868, ou textez PARLER au 686868.
  • Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être (Autochtones) : 1 855 242-3310 ou en ligne. (nouvelle fenêtre)
  • En Nouvelle-Écosse, la ligne d'urgence provinciale en matière de santé mentale et de dépendances : 1 888 429-8167.
  • De la Nouvelle-Écosse :211, la ligne d'aide pour hommes 24/24
  • Service canadien de prévention du suicide : 1 833 456-4566.
read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway