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S'il est porté au pouvoir le 5 octobre prochain, Québec solidaire (QS) souhaite implanter des voies réservées au transport collectif dans l'accotement de tronçons routiers existants pour mieux desservir les banlieues de Québec.
Un projet de voies réservées sur près de 100 km de route avait été largué par la CAQ en 2025. L’initiative, évaluée à près de 850 millions de dollars en 2021, devait permettre d’ajouter plus de 100 kilomètres de voies réservées au transport en commun le long d’artères provinciales et municipales de Québec, notamment sur les autoroutes Henri-IV, Robert-Bourassa, Laurentienne et Félix-Leclerc.
Si on veut diminuer la congestion, il ne faut pas augmenter le nombre de voies d'autoroute dans la région ou en créer des nouvelles, il faut déplacer le plus grand nombre de gens possible, dans le moins grand nombre de véhicules possible, croit Étienne Grandmont, député sortant et candidat dans Taschereau.

QS utiliserait l'accotement de plusieurs axes routiers, dont l'autoroute Laurentienne, pour la circulation du transport collectif. (Photo d'archives)
Photo : Crédit : Google Street View
Des bus pris dans le trafic, ça n’intéresse personne
Pour ce faire, QS utiliserait l'accotement de plusieurs axes routiers pour permettre la circulation des autobus, sans ajouter de voies supplémentaires ou élargir les autoroutes. On est pour la réalisation d’un projet de voies réservées sur les accotements. Ça nous permettrait d'obtenir ces résultats-là, l'efficacité de déplacements en transport collectif dans les banlieues de Québec, le plus rapidement possible.
Selon Étienne Grandmont, le ministère des Transports autorise déjà ce genre de voies réservées. C'est possible de le faire. Il y a des exemples ici à Québec qui existent. On veut la solution la plus rapide possible, et la moins couteuse possible.
Sans dévoiler le montant précis du projet, QS irait puiser les sommes dans son engagement d'ajouter 23 milliards $ au Plan québécois des infrastructures (PQI) pour le transport collectif à partir de 2027.
Deux lignes de SRB à Québec, une à Lévis
QS s'engage a implanter deux lignes de service rapide par bus (SRB). Une serait située dans l'axe du boulevard Charest, l'autre circulerait dans l'axe nord-ouest, soit dans Vanier, Lebourgneuf et Neufchâtel.
Le parti souhaite aussi implanter une ligne de SRB interrives, qui partirait du Cégep de Lévis en circulant sur le boulevard Guillaume-Couture pour joindre la gare modale de Sainte-Foy et le rabattement avec le tramway de Québec. Ça permettrait de répondre aux déplacements à l'intérieur de la ville de Lévis. Lévis, c'est pas juste une banlieue, ce n’est pas ça. C'est une ville importante dans laquelle il a 75 % des déplacements qui se font à l'intérieur même de la ville, estime Étienne Grandmont.

Le député de Québec solidaire Étienne Grandmont, ainsi que les deux porte-paroles de Québec solidaire Ruba Ghazal et Sol Zanetti.
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
QS poursuivrait aussi la transformation de l'autoroute Dufferin-Montmorency en boulevard urbain et s'engage à livrer la phase 2 du projet TramCité vers d'Estimauville.
Le parti estime que, pour l'instant, l'achalandage ne permet pas, à court terme, de justifier l'ajout d'un 3e lien réservé au transport collectif. QS prioriserait une bonification des navettes fluviales et l'ajout d'un SRB utilisant un des deux ponts existants. Pas de 3e lien, peu importe la forme. On a pas l'achalandage, estime Étienne Grandmont.
D'ailleurs, QS s'engage à abaisser le tablier du pont de Québec pour permettre la circulation de poids lourds et le passage d'un SRB.


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