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Washington ferme le robinet fédéral : la transition médicale des mineurs ne sera plus payée par Medicaid.
Officialisée le 11 août 2026 par les Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS), l’agence placée sous l’autorité du ministère américain de la Santé, la mesure doit entrer en vigueur le 13 octobre 2026.
Plus d’argent fédéral pour la transition médicale des mineurs
La règle interdit l’utilisation des fonds fédéraux de Medicaid pour ces procédures chez les moins de 18 ans. Le même principe s’appliquera au Children’s Health Insurance Program, plus connu sous le sigle CHIP, pour les bénéficiaires âgés de moins de 19 ans.
L’administration emploie l’expression « procédures de rejet du sexe » pour désigner les traitements visant à faire correspondre le corps d’un enfant à une identité déclarée différente de son sexe biologique.
La portée de la décision doit toutefois être précisée : Washington ne prononce pas une interdiction nationale. Les États qui souhaitent continuer à payer ces traitements pourront le faire avec leur propre budget ou avec des financements non fédéraux. Le texte complet de la règle indique également que les assurances privées restent libres de les prendre en charge.
Six mois de délai pour les traitements hormonaux en cours
Une période transitoire est prévue pour les jeunes qui reçoivent déjà des hormones du sexe opposé. Les agences Medicaid et CHIP pourront encore réclamer la participation financière fédérale pendant six mois après l’entrée en vigueur du texte.
Les consultations psychologiques, les psychothérapies et les autres soins de santé mentale ne sont pas concernés. Ils resteront couverts par Medicaid et le CHIP pour les enfants remplissant les conditions d’accès à ces programmes.
Le choix est donc assez net : l’accompagnement psychologique demeure financé, mais le contribuable fédéral ne paiera plus les traitements hormonaux ou chirurgicaux dont les conséquences peuvent être irréversibles.
Kennedy et Oz dénoncent des interventions expérimentales
Lors de la présentation initiale de cette politique en décembre 2025, le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. avait promis que le gouvernement utiliserait « tous les moyens en son pouvoir » pour arrêter des pratiques jugées dangereuses et irréversibles.
L’administrateur du CMS, Mehmet Oz, avait adopté le même ton : « Les enfants méritent notre protection, pas des interventions expérimentales qui comportent des risques bouleversant leur vie, sans preuve fiable de bénéfice. »
Donald Trump a, de son côté, revendiqué la décision sur Truth Social. Le président américain a parlé de « chirurgies et pratiques barbares » et assuré vouloir protéger les enfants américains. Autrement dit, l’époque où l’État fédéral signait le chèque au nom du progrès médical est terminée — du moins tant que Trump occupe la Maison-Blanche.
Cette décision transforme surtout la question en choix budgétaire pour les États favorables à la transition médicale des mineurs. Ils pourront poursuivre leur politique, mais devront désormais l’assumer devant leurs propres contribuables.
En France, l’État finance les transitions de genre
Les traitements hormonaux et les chirurgies de transition de genre (affirmation de genre) peuvent être pris en charge par l’Assurance maladie en France. Ces soins relèvent généralement d’une Affection de longue durée (ALD) qui permet une prise en charge à 100 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale . Les dépassements d’honoraires restent à la charge du patient ou de sa mutuelle/complémentaire. En 2023, un peu plus de 22 000 personnes bénéficiaient d’une ALD pour « troubles de l’identité sexuelle ».


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