NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Trois auditions en quelques semaines, ça ne s’appelle plus une simple vérification. L’enquête du Tribunal criminel spécial sur le trafic d’or camerounais met en cause Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil de Paul Biya, soupçonné d’avoir pesé sur l’attribution de permis miniers frauduleux. Des agents de la DGRE doivent maintenant se rendre à Dubaï pour remonter la piste financière. Le dossier, lui, prend une ampleur qu’on n’attendait pas forcément.
Une liste noire qui ne dit pas tout
Le ministère des Mines a rendu publique une liste d’une cinquantaine de permis jugés frauduleux. Le nom de Baboke n’y figure pas. Mais les enquêteurs jugent plausible, et c’est là que ça devient intéressant, que des prête-noms dissimulent les vrais bénéficiaires, plusieurs d’entre eux étant liés à son entourage proche.
Des proches du haut fonctionnaire résident à Dubaï, plaque tournante présumée de cet or sorti frauduleusement du territoire. Les agents de la DGRE devront analyser leurs circuits financiers et commerciaux sur place. Une source proche du dossier résume la logique de l’enquête en une phrase, presque brutale : « la question n’est pas de savoir quel nom figure sur les documents, mais qui est derrière ces entreprises. »
L’or quitterait le pays par jets privés et valises diplomatiques, hors de tout contrôle habituel. Des complicités au sein du Bataillon d’intervention rapide sont également évoquées, cette unité chargée en partie de la sécurisation des ports et aéroports.
Un dossier qui déborde largement le cadre minier
Le périmètre s’élargit. Sociétés au Cameroun et à l’étranger, investissements immobiliers, hôtels, parc automobile de luxe, véhicules importés liés à la présidence, tout est passé au crible par les services de renseignement. La deuxième audition de Baboke s’est même déroulée en présence d’agents de la Direction de la sécurité présidentielle.
Difficile de ne pas y voir un dossier à connotation politique autant que financière. Un colonel a récemment été convoqué, les téléphones de son enfant et de ses chauffeurs saisis. C’est, selon nos informations, la deuxième fois que Paul Biya ordonne ce type d’investigations croisées entre TCS et DSP, rien n’indique à ce stade jusqu’où l’enquête remontera.
Par l’entremise de son épouse, cadre de l’administration fiscale, Baboke réfute toute implication. Ses proches parlent d’acharnement.
![]()
Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


6 day_ago
13



























.jpg)






French (CA)