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Coupe du monde 2026. L'Argentine file en finale, l'Angleterre rejoint la France

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L'Argentine, avec sa grinta éternelle, s'est sortie des griffes de l'Angleterre (2-1) au bout d'un combat suffocant, remporté au bout du temps additionnel sur un nouveau service de Lionel Messi, le roi du football qui défendra sa couronne dimanche en finale contre l'Espagne.

L'Albiceleste a refait le coup ! Poussé dans les cordes par Anthony Gordon (55e, 0-1), le champion sortant s'est démené comme un beau diable pour mettre au tapis les Three Lions, emportés par un tir lointain d'Enzo Fernandez (85e, 1-1) et une tête de près de Lautaro Martinez (90e+2, 2-1).

Et comme Hollywood a toujours besoin d'un héros, l'intrigue de ce blockbuster à grands frissons s'est dénouée sur deux passes décisives de Lionel Messi, le capitaine adoré des  hinchas passionnés.

Les larmes de Martinez

Les supporters argentins, les plus nombreux et les plus furieux, ont poussé comme un seul homme, sifflé, dansé, chanté du début à la fin, avant d'exploser d'un dernier cri libérateur au coup de sifflet final.

Ils vivront une deuxième finale consécutive en Coupe du monde, dimanche contre l'Espagne près de New York, avec l'espoir de réaliser un doublé qu'aucune équipe n'a accompli depuis le Brésil en 1962.

Harry Kane et ses coéquipiers affronteront la France de Kylian Mbappé samedi à Miami dans le match pour la troisième place.

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L'Argentine retrouve les sommets au bout d'un nouveau match couperet qu'elle n'a pas maîtrisé, comme contre le Cap-Vert (3-2 a.p.), l'Egypte (3-2) et la Suisse (3-1 a.p.), une récompense de l'incroyable état d'esprit qui anime ce groupe d'invincibles.

Le gardien Emiliano Martinez a fini en larmes, pendant que les Anglais étaient inconsolables. D'abord accrocheurs et offensifs, ils n'ont fait que reculer après l'ouverture du score et ils auraient même pu prendre encore plus la marée sans l'aide du poteau, deux fois sauveur devant Alexis Mac Allister.

Cette demi-finale sous le toit fermé d'Atlanta a accouché d'un sommet irrespirable, sur fond de rivalité sportive et de conflit historique autour des Malouines.

Les hostilités ont été lancées dès l'avant-match. God Save The King a été recouvert par les hurlements des Argentins bondissant en tribunes, avant que leur propre hymne ne soit accueilli par une pluie de huées.

Pluie de fautes

L'intervention micro en main de Michael Buffer, speaker américain bien connu des fans de boxe et de catch, a aussi donné le ton d'une affiche rugueuse, hachée, qui affichait à la pause 19 fautes commises (dont 12 pour l'Argentine) et aucun tir cadré.

Sur la pelouse, chaque équipe s'est rendu les coups, parfois à la limite, comme sur cette charge brutale d'Enzo Fernandez dans le dos d'Elliot Anderson (3e), sifflée mais non sanctionnée d'un carton.

Les nombreux coups, provocations, intimidations et accrochages ont en tout cas installé une guerre des nerfs, sans offrir beaucoup de spectacle dans un premier temps. Heureusement, la seconde période a offert une folle dramaturgie.

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L'Angleterre a frappé en premier avec sur un centre de Morgan Rogers repris avec sang froid par Anthony Gordon, venu surgir dans le dos de Nahuel Molina et glisser le ballon près d'un poteau droit (55e, 1-0).

Elle a cru se trouver d'autres héros, ensuite, au moment d'étouffer la rébellion des champions sortants. Il y a eu le défenseur Djed Spence, auteur d'un magnifique tacle glissé dans la surface et dans les pieds de Giuliano Simeone (57e). Et puis Jordan Pickford, magnifique pour repousser d'une main ferme, au sol et devant sa ligne, une tête de Nico Gonzalez sur un centre de Messi (69e).

Mais le gardien d'Everton a été impuissant sur une frappe d'Enzo Fernandez, démarqué dans l'axe et trouvé par Messi (85e, 1-1). L'octuple Ballon d'Or a remis le couvert dans le temps additionnel en déposant un ballon parfait sur la tête de l'entrant Lautaro Martinez (90e+2, 2-1).

Kane est « écoeuré »

« Je suis écoeuré pour les joueurs, pour tout le monde, l'équipe, le staff, les fans » a déclaré Kane à la BBC après la rencontre. « Nous avons bien joué la majorité de la rencontre. Quand on a mené 1-0, on a donné l'impression d'essayer de tenir (le score), ce qui à ce niveau n'est pas suffisant ».

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