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La Municipalité régionale de Tracadie souhaite acquérir le reste des terres de l’ancien champ de tir qui ne sont pas utilisées à la culture du bleuet, dans le but de protéger le territoire et y prévoir un développement récréotouristique.
Lors d’une réunion du comité plénier de la municipalité lundi, le maire Denis Losier a lu une lettre qu’il a rédigée, adressée à la province. La Ville veut faire la demande officielle pour acquérir 35 000 acres de terres de l’ancien champ de tir qui ne sont pas destinées aux bleuetières.

Denis Losier, maire de la Municipalité régionale de Tracadie.
Photo : Radio-Canada / REAL FRADETTE
Selon le maire, cette acquisition permettrait à la Municipalité, en collaboration avec des partenaires, de planifier une utilisation du territoire axée sur la diversification économique, la protection des milieux naturels et de développement récréotouristique.
Denis Losier ajoute que ce territoire abrite un nombre considérable de sources d’eau.
Il est impératif que ces ressources soient protégées, gérées de façon responsable et maintenues dans le domaine public.
Pour le maire, l’idée est d’acquérir le territoire en premier lieu, pour le protéger. Ensuite, à plus long terme, un centre plein air d’envergure régionale pourrait mettre en valeur la région et ses attraits en favorisant le développement économique et touristique.
Ce futur pôle récréotouristique constituerait un levier majeur pour le nord-est du Nouveau-Brunswick, dit le maire.

Manifestation à l'ancien champ de tir de Tracadie, le 5 février 2023.
Photo : Radio-Canada
Rappelons que le territoire est très prisé par les amateurs de chasse et de pêche. Un groupe communautaire milite depuis des années pour que ces terres ne soient pas exploitées par les bleuetières, déjà bien présentes dans la Péninsule acadienne. Plusieurs manifestations pour empêcher le développement de bleuetières se sont déroulées dans les dernières années.
Plusieurs discussions
Le sujet a été débattu par les conseillers après la lecture de la lettre. Certains sont sceptiques et s’interrogent sur le cadre financier d’une telle proposition. Ils veulent obtenir plus d'informations sur l’aspect financier de l’acquisition d’un tel territoire.
D’autres affirment que, si la Ville ne demande pas ce territoire à la province, elle ne l'aura pas, en entièreté, ou en partie.
Tout de suite, on fait rien, on assiste juste au spectacle.
Le maire Losier réitère que la Ville se doit de protéger ce territoire, pour les générations à venir et pour empêcher une coupe à blanc.

Des images des champs de bleuets, qu'on peut voir en rouge, montrent l'étendue de la déforestation dans la Péninsule acadienne en novembre 2023.
Photo : Radio-Canada / Denis Mazerolle
La résolution d’envoyer cette lettre à la province a été adoptée. Cinq conseillers ont voté contre, cinq conseillers ont voté pour. Le maire a dû trancher en faveur de l’envoi de cette lettre.
Avec les informations de Catherine Allard


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