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Par Gilles Festor, envoyé spécial au Markstein
Le 18 juillet 2026 à 19h03
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Après la nouvelle démonstration de Tadej Pogacar dans les Vosges au Markstein, retrouvez ce qui a plu... et déplu aux envoyés spéciaux.
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Pogacar sur une autre planète
Une nouvelle démonstration. Écœurant de facilité. Tadej Pogacar a faussé compagnie au groupe des favoris dans la montée du col de Haag en partant à deux kilomètres du sommet. Le Slovène est allé cueillir sa quatrième victoire dans la 113e édition, sa 25e dans le Tour de France. Un extraterrestre. UAE signe un nouveau doublé avec la deuxième place de Del Toro qui avait pourtant montré des signes de faiblesse en fin d’étape.
L’étincelle de Paul Seixas
On attendait son premier coup d’éclat après son début de Tour impressionnant mais maîtrisé pour faire fondre le public. Paul Seixas a donc attendu les Vosges pour frapper fort. Le Français a pris son destin en mains en accélérant dans le final de la dernière ascension pour rejoindre Jonas Vingegaard qu’il a même dépassé dans les derniers hectomètres en s’offrant la 3e place de l’étape. Le Lyonnais grimpe de deux rangs, à la 4e place du classement général, et enfile en prime le maillot du meilleur jeune. Sacré caractère.
Magique ascension du col du Haag
Autrefois impraticable, la montée vers le col du Haag a été bitumée pour sa première apparition dans le Tour de France. Des pourcentages très élevés, un décor magnifique en sous-bois avant cinq cents derniers mètres à découvert avec une marée humaine qui rappelle celle de L’Alpe d’Huez. Une merveilleuse scène pour la bagarre entre les cadors du peloton. Vivement le retour sur la Grande Boucle !
L’échappée en famille des jumeaux Johannessen
Tobias Johannessen et Anders Johannessen ont longtemps animé l’étape au milieu de l’échappée du jour mais il était difficile de les différencier sans s’appuyer sur leurs dossards (121 pour Tobias et 125 pour Anders) : les deux Norvégiens de l’équipe Uno-X sont de parfaits jumeaux. Des copies conformes avec le même faciès et la même coupe de cheveux qui rappelle les frères Yates ces dernières années. Adam est toujours dans le peloton mais Simon a pris sa retraite.
Flops
Arensman poissard
Kévin Vauquelin avait vu le maillot jaune lui échapper dans le contre-la-montre par équipes de la première étape en raison d’une crevaison dans le final. Ce samedi, ce fut au tour de Thymen Arensman d’être frappé par la malchance après être revenu à 15 secondes de l’échappée du jour après un énorme effort en solitaire, le Néerlandais a été victime d’une crevaison qui réduit à néant ses efforts. Dur.
Pidcock perd gros
Le Britannique a payé cher son numéro de la veille qui lui avait permis de faire un bond au classement (4e au général à Belfort). On s’y attendait un peu. Au sommet du Markstein noir de monde, le leader de la formation Pinarello Q36-5 lâche 3’34 sur Pogacar et replonge au 9e rang avant la terrible étape de dimanche vers le plateau de Solaison.
Derrière Seixas, la vaillance bleue pas récompensée
Petite déception pour Lenny Martinez (Bahrein Victorious), lâché par les favoris dans la descente du Ballon d’Alsace. Il limite malgré tout la casse, 11e de la journée, à 1’41 de Pogacar. Ce fut encore plus dur pour Jordan Jegat (TotalEnergies), à 5’22 du Slovène. Valentin Paret-Peintre (Soudal-Quick Step) termine avec 12 minutes de retard mais avec la satisfaction d’avoir marqué des points pour la quête du maillot à pois. Le voilà deuxième, à sept unités de Pogacar.


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