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Encore en vie dans la course à la phase finale, les Maritimes doivent impérativement faire tomber le leader toulousain (ce dimanche, 21h05) pour se rapprocher du top 6.
Les beaux jours reviennent sur la côte atlantique. Et avec eux, le Stade Rochelais vogue vers de nouveaux horizons. Tombeurs du Racing 92 sur sa pelouse de la Paris La Défense Arena, dimanche dernier (24-26), les Jaune et Noir ont entretenu un mince espoir : accomplir une remontée spectaculaire pour retrouver la phase finale de Top 14, à laquelle ils n’avaient pas pris part la saison dernière.
Après un début d’année loin d’être à la hauteur des ambitions du club, marqué par une élimination en phase de poules de Champions Cup puis par trois revers d’affilée en championnat, entre la 15e et la 17e journée, La Rochelle (qui a stagné à la 10e place pendant plusieurs semaines) s’est remise la tête à l’endroit. Cinq succès obtenus sur ses six derniers matches de Top 14, dont trois consécutifs depuis le 18 avril. «Ces performances apportent de la confiance collective», savoure Romain Carmignani, entraîneur de la défense. «Depuis deux mois, on a senti une prise de conscience du groupe. Ça valide nos semaines de travail d’avoir pu performer à Perpignan et de performer encore dimanche dernier».
Avant cette 24e journée, la troupe de Ronan O’Gara pointe à la 8e place, à 9 unités de l’actuel sixième, Clermont. Jouable ? Le calendrier abordable des Maritimes, avec deux réceptions et un déplacement à Montauban (d’ores et déjà relégué), nourrit pleinement leurs rêves. «Si on passe, c’est sûr qu’on sera intraitables en phase finale», promet même le troisième-ligne international Oscar Jégou.
Un jeu moins frontal
Moins de domination devant, plus d’allant offensif. C’est l’analyse que l’on pourrait dresser au regard des dernières sorties rochelaises. Touché par une infirmerie pleine à craquer (et ce, depuis le début de la saison), le double champion d’Europe a dû se réinventer. Ou, au moins, se pluraliser. L’absence du gros-porteur australien Will Skelton, blessé face à Bayonne en mars, et un pack moins écrasant que par le passé (touché par la fin de carrière de Uini Atonio) force les Maritimes à s’appuyer davantage sur un jeu de mouvement, de recherche des extérieurs, de capacité à faire vivre le ballon.
En témoignent les deux essais inscrits en terre francilienne, dimanche dernier. Des courses tranchantes, des relais incessants et la volonté constante de toucher le couloir des quinze mètres pour étirer la défense adverse. En témoigne, aussi, la prestation de Grégory Alldritt, réputé bulldozer frontal et pourtant auteur de 3 offloads. Plus mobile. Le troisième-ligne centre et capitaine maritime, snobé par Fabien Galthié lors du dernier Tournoi des six nations, retrouve son meilleur niveau au moment le plus opportun. Comme un symbole.
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«Même si on ne se paye pas sur toutes nos actions, on arrive à se mettre dans de bonnes conditions de jeu pour produire des choses intéressantes. Je pense que ça va être la clé sur cette fin de saison, on est capable de déplacer les défenses, ça les use et en fin de match on arrive à faire la différence», apprécie le polyvalent trois-quarts Jules Favre. Une confiance qui contraste avec les semaines sombres qu’ont pu vivre les Rochelais, début 2026, et qui semble séduire Ronan O’Gara, convaincu de la capacité de ses joueurs à atteindre la phase finale : «On est vivant, de justesse. Je pense qu’on peut encore terminer dans le top 6. Et comme il y a un espoir, je vais investir tout le temps que j’ai pour mon groupe», annonçait-il dans les travées de la Paris La Défense Arena, dimanche dernier.
Le Garrec, nouveau patron
Derrière un nouveau système et une confiance retrouvée, le club à la caravelle doit en grande partie son excellente forme du moment à son demi de mêlée, Nolann Le Garrec. Auteur de 69 points en trois matches, dont 5 essais et la pénalité de la gagne face à Perpignan, la recrue phare du mercato estival prend, semaine après semaine, une place de plus en plus importante au sein de l’effectif maritime. Celle d’un nouveau patron.
Merveilleux chef d’orchestre des offensives, gestionnaire complet dans les fins de matchs tendues, «NLG» apparaît aujourd’hui comme la solution aux maux d’un club qui cherchait peut-être une figure d’avenir pour construire un projet stable, sur la durée. «On sent qu’on a de sacrés joueurs dans notre équipe. Des leaders, des joueurs qui ont pris le projet en main», confirme Carmignani. Le principal intéressé souhaitait, lui, de grandes responsabilités. Les voilà pleinement endossées.
Le Breton devra encore accomplir une prestation de classe pour espérer voir ses partenaires triompher du leader toulousain, «peut-être la meilleure équipe du monde», qui se déplace avec plusieurs de ses cadres, dont Ramos ou encore Gourgues, mais sans Dupont. Parfait pour acter son retour au premier plan ? L’équation est simple. Une victoire à Marcel-Deflandre et la porte ouverte aux plus beaux rêves, ou une défaite, et le navire resterait une nouvelle fois à quai…


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