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170 élèves du collège de Lestelle-Bétharram vont être accueillis à la rentrée 2026 sur le site d’Igon, situé à quatre kilomètres de l’établissement.

LILIAN CAZABET / Hans Lucas via AFP
Notre-Dame de Bétharram « va fermer à la fin de l’année scolaire », a indiqué, ce mardi 30 juin, le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost.
Il n’y aura pas de rentrée 2026 à Notre-Dame de Bétharram. L’établissement béarnais va fermer cet été, a appris l’AFP ce mardi 30 juin, confirmant une information du Parisien. Le collège de Lestelle-Bétharram « va fermer à la fin de l’année scolaire », a indiqué le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost.
Celui-ci a ensuite précisé que « l’ensemble de la communauté éducative, dont 170 élèves, seront accueillis à la rentrée sur le site d’Igon », à quatre kilomètres de là, qui accueille déjà une école primaire et un lycée.
Des travaux de « quelques centaines de milliers d’euros » seront achevés dans l’été pour assurer le transfert en septembre, tandis que « plusieurs millions d’euros d’investissement sur plusieurs années » sont prévus pour le projet éducatif de l’ensemble scolaire, a-t-il complété.
Outre la fermeture de ce site, « le travail de mémoire et de reconnaissance des personnes victimes » se poursuivra, à l’aune notamment « des conclusions du rapport publié par l’institut Louis Joinet » le 20 juin, a encore fait savoir Guillaume Prévost. Le site est devenu le symbole des violences physiques et sexuelles dans l’enseignement catholique.
Une annonce faite au mois de janvier
Le secrétaire général de l’enseignement catholique avait annoncé, fin janvier, sa volonté de fermer l’établissement, sans présenter de calendrier. « Nous ne souhaitons pas le faire dans n’importe quelles conditions, compte tenu de nos responsabilités », avait-il déclaré.
Selon l’ONG Louis Joinet, spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit, qui a enquêté plus d’un an à la demande de la congrégation des Pères de Bétharram mise en cause, entre 700 et 1 500 élèves ont potentiellement subi des « violences d’une exceptionnelle gravité » à Notre-Dame-De-Bétharram et dans d’autres établissements de la congrégation religieuse.
Cet « ordre de grandeur », tiré de plusieurs projections statistiques « à interpréter avec une extrême prudence », témoigne de décennies de « violences systémiques » et « institutionnelles », de 1950 à 2000, selon l’institut.
Aujourd’hui, le groupe scolaire rebaptisé Le Beau Rameau compte deux internats : un pour les garçons à Lestelle-Bétharram et un pour les filles à Igon.
Le 20 juin, la fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec) avait déploré dans un courrier de mise en demeure, consulté par l’AFP et adressé à l’Ogec local, que « rien n’avance de manière visible en termes de relocalisation de l’ensemble des classes à Igon ».
Des violences à Bétharram avaient été dénoncées dès les années 1990 mais c’est à partir de l’automne 2023 que se sont multipliés les témoignages d’anciens élèves. L’essentiel de ces abus documentés dans près de 250 plaintes sont prescrits, en raison de l’ancienneté des faits. Seuls deux hommes, un laïc et un religieux, ont été mis en examen.


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