Depuis lundi, Thélyson Orélien, auteur d’un roman sur la migration qui soulève un enthousiasme public et critique (dont celui de la soussignée) exceptionnel, est au cœur de la tourmente. Quelques heures après avoir reçu lundi le Prix du roman Fnac, il a été accusé d’avoir écrit C’était ça ou mourir en ayant recours à l’IA. Qui est à l’origine de ces accusations qui bouleversent évidemment le premier intéressé, sa maison d’édition mais aussi l’ensemble du monde du livre francophone et bien au-delà puisque le livre s’apprête à être traduit dans plus de 20 langues? Un compte anonyme sur X, jusque-là confidentiel (92 abonnés), Balance ton Claude, qui explique avoir utilisé le logiciel américain Pangram pour analyser des passages du livre.
Mardi soir, dans un échange sur X avec France Culture, le collectif de cinq personnes derrière Balance ton Claude a affirmé n’avoir aucun lien avec le monde de l’édition ni avec «une quelconque entreprise privée», avant de préciser ses motivations: inquiets de voir «la bouillie IA envahir nos écrans et maintenant nos livres», ces individus redoutent «l’avènement d’un monde où les productions textuelles IA évinceraient entièrement le contenu humain, décourageraient l’écriture humaine et l’effort intellectuel, et signeraient peut-être la fin de la lecture.»


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