Si nous mangeons trop gras et trop sucré, si nous continuons de surconsommer malgré l’impact sur les ressources planétaires, ce serait à cause de notre cerveau primitif. Et si l’on est accro aux réseaux sociaux? La faute à un neurotransmetteur, la dopamine. Ces affirmations sont partout, dans des essais et des vidéos à grand succès. Nous serions biologiquement inadaptés pour vivre dans le monde moderne, et des programmes de coaching promettent de nous améliorer.
Mais sur quelle base scientifique ces théories s’appuient-elles? Il n’y en a pas, selon Jérémie Naudé. Le chercheur du CNRS en neurosciences computationnelles à l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier, décortique ces théories récurrentes dans Neuro arnaque. Comment les faussaires du cerveau déguisent la politique en biologie (Ed. Textuel), paru le 7 octobre. Selon lui, ces affirmations sont fallacieuses et eugénistes, vendues sous un vernis pseudoscientifique et récupérées par des discours réactionnaires. Pourtant, les neurosciences montrent, au contraire, que la construction de notre psyché est loin d’être figée.


2 hour_ago
22





















.jpg)






French (CA)