La mobilisation de la jeunesse indienne s’annonçait colossale ce samedi 10 octobre à New Delhi. A l’appel du mouvement des Cafards, parti satirique né d’une blague sur internet au mois de mai, d’organisations étudiantes de gauche et de partis d’opposition, le rassemblement devait réunir des milliers de personnes réclamant la démission du président de la Commission électorale, Gyanesh Kumar. Ce dernier, à la manœuvre d’une révision des listes électorales ayant déjà conduit à la radiation de 130 millions de votants, est accusé de favoriser le parti du premier ministre indien Narendra Modi.
Les autorités ont tout fait pour empêcher la manifestation qu’elles n’avaient pas autorisée. La capitale indienne a été transformée en véritable forteresse. Selon les médias locaux, entre 25 000 et 40 000 policiers et paramilitaires ont été déployés. Le cœur de Delhi a été barricadé et Jantar Mantar, lieu de toutes les protestations où le rendez-vous avait été donné, avait été rendu complètement inaccessible. Plus d’une cinquantaine de stations de métro ont été fermées, Internet coupé dans un rayon de plus de 4 kilomètres et les trains arrivant dans les deux plus importantes gares de Delhi annulés pour empêcher les protestataires de converger vers la capitale.


3 hour_ago
28





















.jpg)






French (CA)