Après la démission du conseiller d’Etat léguiste Claudio Zali, à la suite d’une série de controverses, comment se redistribuent les cartes au sein de la droite tessinoise? L’UDC avait annoncé qu’elle ferait cavalier seul aux élections cantonales d’avril 2027. La présence de Zali, «plus proche des Vert·e·s que de l’UDC», représentait pour elle un obstacle à une alliance avec la Ligue des Tessinois. Zali parti, la Lega a approché l’UDC pour une liste commune. Dans un premier temps, celle-ci a refusé. Mais la donne pourrait changer. Les ténors des deux partis se sont réunis il y a quelques jours pour relancer la discussion.
La possibilité d’une alliance en vue des élections cantonales, mais aussi fédérales et communales, est actuellement discutée, confirme Daniele Piccaluga, coordinateur du parti populiste régional, qui ne cache pas que les dernières semaines ont été particulièrement éprouvantes, «avec 75 journalistes, suisses et italiens, qui me poursuivaient». «Nous ne voulons pas d’une alliance à la carte. S’il n’y a pas de front commun aux cantonales, il ne peut y en avoir à Berne. Cela a toujours été la position de la Lega et elle demeure. Nous attendons de voir ce que décidera l’UDC.» Pour l’instant, le seul candidat léguiste officiel à l’exécutif cantonal est l’actuel conseiller d’Etat Norman Gobbi. «Mais d’autres profils très valables ont été mentionnés.», assure Daniele Piccaluga. D’ailleurs, si le parti lui demande de se présenter, il n’hésitera pas à accepter. «Je serais heureux de représenter la Lega au canton», affirme-t-il. Au-delà des noms et des équilibres électoraux, c’est bien l’identité de la Lega qui est en en jeu. Que subsiste-t-il aujourd’hui du modèle politique lancé il y a 35 ans? «Des valeurs: parler franchement, ne pas avoir peur de déranger et maintenir un rapport direct avec la population. Nous devons cultiver l’héritage de Giuliano Bignasca, son fondateur, avec des outils et des réponses adaptés au Tessin d’aujourd’hui.»


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